“Le vin est le plus ancien des alcools et il est éternellement jeune.”
Jules Renard (1864-1910) est un écrivain français célèbre pour son style concis, précis et souvent ironique. Issu d'une famille modeste de la Mayenne, il se fait connaître par ses observations acérées de la vie rurale et des travers humains. Son œuvre, marquée par un réalisme teinté de poésie, explore avec finesse la psychologie des personnages, notamment dans 'Poil de Carotte' (1894), roman largement autobiographique qui dépeint les souffrances d'un enfant maltraité. Renard privilégie la brièveté et la justesse du trait, refusant les effets faciles et les développements superflus, ce qui fait de lui un maître de la litote et de l'ellipse.
Courant de pensée : Naturalisme et réalisme psychologique, avec une tendance à l'épuration stylistique. Techniques : Utilisation de la litote, de l'ironie, de phrases courtes et percutantes, d'observations précises et souvent cruelles. Refus du lyrisme excessif et recherche d'une écriture sobre, dense et suggestive. Influence du journal intime ('Journal', publié à titre posthume) où il affine son art du détail significatif et de l'autocritique.
Jules Renard tenait un journal intime pendant 23 ans, document méticuleux de sa vie et de son époque, souvent plus apprécié que ses œuvres fictionnelles.
Il était un grand amateur de chasse et de pêche, passions qui transparaissent dans ses descriptions de la nature.
Ses relations avec son père, violent et autoritaire, ont profondément marqué son œuvre, notamment 'Poil de Carotte'.
Il fut maire de son village natal, Chitry, de 1904 à sa mort, s'impliquant activement dans la vie locale.
Marcel Proust admirait son style et le considérait comme un maître de la concision.
“Le vin est le plus ancien des alcools et il est éternellement jeune.”
“Avec une femme, l'amitié ne peut être que le clair de lune de l'amour.”
“Une fois que ma décision est prise, j'hésite longuement.”
“C'est un mauvais travail que celui qu'on fait pour n'avoir plus à travailler.”
“Le but, c'est d'être heureux. On n'y arrive que lentement. Il y faut une application quotidienne. Quand on l'est, il reste beaucoup à faire : consoler les autres.”
“Un ami ressemble à un habit. Il faut le quitter avant qu'il ne soit usé. Sans cela, c'est lui qui nous quitte.”
“Ne jamais être content : tout l'art est là.”
“Si le travail c'est la santé, bien je préfère encore être malade !”
“Je rentre, l'angoisse au cœur parce que j'ai regardé le soleil couchant, entendu chanter les oiseaux, et que je n'aurai eu que quelques jours cette terre que j'aime tant, et qu'il y a tant de morts avant moi.”
“Le travail pense, la paresse songe.”
“Regarder l'horizon, c'est regarder loin, mais c'est aussi regarder quelque chose de faux.”
“Le mot juste ! Le mot juste ! Quelle économie de papier le jour où une loi obligera les écrivains à ne se servir que du mot juste !”
“C'est une grande preuve de noblesse que l'admiration survive à l'amitié.”
“Charité hypocrite qui donne six sous pour avoir vingt francs de gratitude.”
“Si l'on m'affirmait, preuve en main, que Dieu n'existe pas, j'en prendrais mon parti. Si Victor Hugo n'existait plus, le monde où se meut la beauté qui m'enivre deviendrait tout noir.”
“La genèse d'un esprit : 1¡ stupéfaction, 2¡ ironie, 3¡ enthousiasme.”
“C'est étonnant comme ces écrivains célibataires qui n'ont pas d'enfants s'occupent du problème de l'enfant !”
“L'horloge, c'est le Juif errant. Écoutez ce pas boiteux, et lent, et fatigué, qui ne s'arrête jamais.”
“La fidélité pendant la vie, ce n'est rien ; mais mourir, paraître devant Dieu sans avoir trompé sa femme, quelle humiliation !”
“Chaque matin, boire une tasse de soleil et manger un épi de blé.”