“- Il n'y a que les coupables pour prendre les vérités pour des insultes.”
L'insulte comme forme de citation trouve ses racines dans les joutes oratoires de l'Antiquité, où l'invective était codifiée dans la rhétorique classique comme procédé de réfutation par le ridicule (diabole). Philosophiquement, elle interroge la frontière entre violence verbale et liberté d'expression, entre l'acte performatif de l'insulte et sa réception sociale. Des comédies d'Aristophane aux pamphlets de la Renaissance, en passant par les querelles des Lumières, l'insulte citationnelle sert d'arme polémique qui révèle souvent davantage sur les normes sociales contestées que sur la cible visée.
“- Il n'y a que les coupables pour prendre les vérités pour des insultes.”
“Il n'est de plus grande abomination que le corps d'une sorcière se livrant aux caresses du Diable ! Il n'est de plus terrible insulte à la face de Dieu que d'offrir sanctuaire à la semence du Malin !”
“Il devient brutal, son sentiment est désespéré, il se jette sur moi, il mange les seins d'enfant, il crie, il insulte. Je ferme les yeux sur le plaisir très fort. Je pense : il a l'habitude, c'est ce qu'il fait dans la vie, l'amour, seulement ça.”
“Règle d'Or de la Prudence Féminine Stambouliote : Ne jamais répondre lorsqu'on est harcelée dans la rue. Une femme qui répond à son harceleur, a fortiori une femme qui insulte son harceleur, ne fait qu'attiser l'enthousiasme de ce dernier!”
“L'inscription du principe de précaution dans la constitution française me semble une insulte à la raison.”
“En terre de camorra, le regard fait partie du territoire, c'est comme défoncer la porte et entrer brutalement chez quelqu'un, puis envahir sa maison. Un regard va parfois plus loin qu'une insulte. Permettre à son regard de s'attarder sur le visage de quelqu'un est déjà une façon ouverte de le défier.”
“Je peux supporter pas mal de tes imbécilités, mais au nom de ton monstrueux Jahvé, espèce de nonne confite, infâme grenouille de bénitier, punaise de sacristie à la manque, ne m'insulte pas!”
“Les compliments, c'est bien beau, c'est bien agréable, mais on ne sait jamais si c'est sincère, tandis que les insultes, ça vient du cœur.”
“Ah ! quand un homme a réussi, et qu'il est bête, c'est une insulte aux étoiles.”
“Je les regardais, à la dérobée, incapable de comprendre comment on pouvait en arriver à ce point de haine. Entre eux, le silence même devenait une insulte.”
“Où diable, vais-je faire sécher cette vieille robe en lambeaux ? Je ne puis la suspendre au prunier. Cela serait un sacrilège, une insulte à la nature, que de couvrir ces fleurs.”
“En fait d'insultes, ne dédaignez pas tout. Il faut toute la grandeur de l'esprit pour discerner sainement les cas de dédain. Un homme de cœur doit savoir être offensé.”
“De tous temps, la beauté a été ressentie par certains comme une secrète insulte.”
“Les insultes faisaient partie des ennuis de l'existence, comme les poux.”
“— Oui, je l'ai insulté ; mais je voulais me battre avec lui, et quand on veut se battre avec les gens il faut bien les insulter.”
“Certaines insultes portent en elles leur réconfort. Les chiens n'aboient que contre les roues qui tournent.”
“C'est alors que Martinez comprend que le Gouverneur ne regarde pas la bagarre en elle-même. Ce sont les spectateurs qu'il observe. Il a l'air de se repaître de chaque visage, de chaque cri, de chaque insulte ou encouragement.”