“La tyrannie d'un prince ne met pas un État plus près de sa ruine que l'indifférence pour le bien commun n'y met une république.”
La tyrannie, en tant que concept philosophique et politique, trouve ses racines dans la Grèce antique où Aristote la définissait comme la forme dégénérée de la monarchie, où le dirigeant gouverne pour son propre intérêt plutôt que pour le bien commun. À travers l'histoire, ce thème a été exploré par des penseurs comme Platon, qui voyait dans la tyrannie l'aboutissement de la dégradation des régimes politiques, et Montesquieu, qui analysait comment la concentration des pouvoirs corrompt inévitablement. La littérature a souvent servi de miroir à cette réalité, dénonçant à la fois les tyrans politiques et les formes plus subtiles de domination sociale et psychologique. Au XXe siècle, des auteurs comme Orwell et Arendt ont examiné comment les tyrannies modernes utilisent la propagande et la terreur pour anéantir l'espace public et la pensée individuelle.
“La tyrannie d'un prince ne met pas un État plus près de sa ruine que l'indifférence pour le bien commun n'y met une république.”
“S'il y a quelque chose au monde, quelque servitude capable de représenter à nos yeux la misère extrême de la captivité horrible de l'homme sous la tyrannie des démons, c'est l'état d'un chrétien captif, sous la tyrannie des mahométans. Car et le corps et l'esprit y souffrent une égale violence, et l'on n'est pas moins en péril de son salut que de sa vie.”
“Tyrannie heureuse que celle des passions, qui font les plaisirs de notre vie ; fâcheux empire que celui de la raison, s'il nous ôte les sentiments agréables.”
“Citoyens, la sensibilité qui sacrifie l'innocence au crime est une sensibilité cruelle ; la clémence qui compose avec la tyrannie est barbare.”
“La tyrannie de l'opinion, et quelle opinion ! est aussi bête dans les petites villes de France qu'aux Etats-Unis d'Amérique.”
“Dès lors que nous admettons que l'homme soit inhumain envers l'homme, dès lors que nous continuons à vivre dans un monde de guerres, de tyrannie, de terrorisme, de torture et de violence absurde, nous sommes tous victimes de la nuit de l'éventreur”
“Toutes les fois que la tyrannie s'efforce de soumettre la masse d'un peuple à la volonté d'une de ses portions, elle compte parmi ses moyens les préjugés et l'ignorance de ses victimes.”
“A Rome quand le peuple, fatigué de la tyrannie et de l'orgueil des patriciens, réclamait ses droits par la voix de ses tribuns, le sénat déclarait la guerre ; et le peuple oubliait ses droits et ses injures pour voler sous l'étendard des patriciens, et préparer des pompes triomphales à ses tyrans. Dans des temps postérieurs, César et Pompée faisaient déclarer la guerre pour se mettre à la tête des légions, et revenaient asservir leur patrie avec les soldats qu'elle avait armés.”
“Les Constitutions sont l'aboutissement ultime de toutes les tyrannies, reprit Paul. Elles organisent le pouvoir sur une vaste échelle afin qu'il ne puisse être renversé. La Constitution n'a pas de conscience. C'est la mobilisation du pouvoir social.”
“L'avis que tu nous donnes sur la partie qu'on peut en tirer des femmes est sensé et judicieux; nous en profiterons. Nous connaissons toutes l'influences que peut avoir ce sexe intéressant qui ne supporte pas plus indifféremment que nous le joug de la tyrannie; et qui n'est doué d'un moindre courage, lorsqu'il s'agit de concourir à le briser.”
“L'emblème porté sur les étendards et bannières de la République est la massue d'Hercule avec trois croix au-dessus. Les étendards et bannières sont tricolores : noir, blanc, rouge, le rouge en haut, le blanc au milieu, le noir en bas. Le rouge signifie la pourpre impériale et l'indépendance du Peuple grec : il était utilisé par nos ancêtres pour le costume de guerre dans la volonté de cacher les plaies d'où coulait le sang et d'éviter ainsi que la peur ne gagne les soldats. Le blanc signifie l'innocence de notre juste cause contre la Tyrannie. le noir signifie la mort pour notre patrie et la Liberté.”
“Il n'est pas nécessaire qu'il y ait de l'inégalité parmi les hommes, cela est vrai; mais cela étant accordé voilà la porte ouverte non seulement à la plus haute domination mais à la plus haute tyrannie.”
“L'ambition, sous la tyrannie, se voyant interdire toutes les routes et tous les objectifs vertueux et sublimes, devient d'autant plus vile et vicieuse qu'elle est plus grande.”
“La guerre est commencée ; il ne nous reste plus qu'à prendre les précautions nécessaires pour la faire tourner au profit de la Révolution. Faisons la guerre du peuple contre la tyrannie et non celle de la Cour, des patriciens, des intrigants et des agioteurs contre le peuple.”
“Je choisis l'ordre sensible contre la tyrannie sclérosante des ambitions.”
“ENFIN! seul! On n'entend plus que le roulement de quelques fiacres attardés et éreintés. Pendant quelques heures, nous posséderons le silence, sinon le repos. Enin! la tyrannie de la face humaine a disparu, et je ne souffrirai plus que par moi-même”
“S'il fallait choisir, je détesterais moins la tyrannie d'un seul que celle de plusieurs. Un despote a toujours quelques bons moments ; une assemblée de despotes n'en a jamais.”
“En étudiant le passé, nous nous sommes aperçus que, si la tyrannie innommée était nuisible, la tyrannie nommée était le régime le plus sain qui soit.”
“La révolution n'est pas un opium. La révolution est une purge ; une extase que seule prolonge la tyrannie. Les opiums sont pour avant ou après.”
“Citoyens, on arrête en vain l'insurrection de l'esprit humain ; elle dévorera la tyrannie [...]”