“Le lancer du boomerang est un geste très sensuel et une superbe parabole de la solitude.”
Tonino Benacquista, né en 1961 à Choisy-le-Roi, est un écrivain et scénariste français d'origine italienne. Après des études de cinéma, il se tourne vers l'écriture et connaît un succès précoce avec son premier roman 'La Maldonne des sleepings' (prix du Premier Roman 1990). Son style se caractérise par un mélange unique de polar, d'humour noir et de satire sociale, souvent teinté d'influences cinématographiques. Benacquista excelle dans la peinture de personnages marginaux et de situations absurdes, avec un sens aigu du dialogue et du rythme narratif.
Influencé par le néo-polar et le roman noir américain, Benacquista développe une approche cinématographique de l'écriture. Ses techniques incluent des dialogues percutants, une construction scénaristique serrée, et l'utilisation de l'ironie comme outil de critique sociale. Philosophiquement, son œuvre explore souvent les thèmes de l'identité, de la trahison et de la rédemption, à travers le prisme des petites et grandes lâchetés humaines.
Benacquista a travaillé comme veilleur de nuit pendant ses études, expérience qui influencera plusieurs de ses romans.
Il est l'un des rares auteurs à avoir remporté à la fois le Grand Prix de Littérature Policière et le Prix RTL-Lire.
Ses scénarios pour le cinéma incluent des collaborations avec Jacques Audiard ('Sur mes lèvres') et Luc Besson.
Il a créé la série télévisée 'Mafiosa' pour Canal+, plongée dans le milieu corse.
Benacquista est un passionné de bande dessinée et a écrit plusieurs scénarios pour ce medium.
“Le lancer du boomerang est un geste très sensuel et une superbe parabole de la solitude.”
“La première impression est plus fiable que la deuxième, pour une raison précise : elle est le fruit d'une bien plus longue expérience.”
“Le destin n'est rien qu'un peu de passé en retard.”
“Le Groupe ne peut pas admettre que l'on ait pas peur de quitter le Groupe.”
“Celui qui croit à l'amour croit forcément à la haine.”
“Une victime, c'est un peu le contraire d'un rebelle. On n'aime pas entendre parler des victimes. Elles sont le miroir d'une mauvaise conscience, leur douleur est gênante, et leur cri insupportable.”
“Elle sent toujours aussi bon. Comme une odeur naturelle qui se ferait passer pour un parfum.”
“Le destin n'est rien qu'un peu de passé en retard.”
“Le seul vrai combat de tout homme l'oppose à sa propre lâcheté.”
“Jour après jour, il sculptait sa vie avec la patience de l'artisan qui sait que dans les objets les plus simples on trouve aussi de la belle ouvrage.”
“Celui qui croit à l'amour croit forcément à la haine.”
“Le beurre imprègne les tissus, il bouche, il durcit, il sédimente, ça vous fait l'aorte comme une crosse de hockey. L'huile d'olive vous effleure l'intérieur et file, en ne laissant derrière elle que son parfum.”
“Tu sais, l'avantage d'une pute, c'est pas tant qu'elle fasse tout ce que tu veux, mais qu'elle s'en aille juste après”
“Pourquoi préfère-t-on les histoires de vengeance aux histoires de pardon ? Parce que les hommes ont une passion pour le châtiment.”
“Une victime, c'est un peu le contraire d'un rebelle. On n'aime pas entendre parler des victimes. Elles sont le miroir d'une mauvaise conscience, leur douleur est gênante, et leur cri insupportable.”
“Dieu n'a pas réponse à tout. Alors, comme tout le monde, quand il est dans l'embarras, Dieu demande de l'aide. Parmi les millions de gens qui peuplaient son paradis, il devait bien y avoir quelqu'un pour lui donner un coup de main.”
“Fred s'était toujours interrogé sur ce qui liait les oncles et les neveux, cette étrange affection dénuée de gravité, légère et pourtant forte, sans obligation, sans devoir”
“Elle pense que les mots se vident à force d'etre répétés.”
“Comment délivrer à cet inconnu un message inavouable : en vivant sans aimer, il avait peu à peu perdu confiance en l'humain. Puis en lui-même.”
“- Permettez moi de vous donner un conseil qu'on vous apprend pas à Quantico. Si vous en tuez un, re-tuez-le une seconde fois. Au début, ça fait bizarre de tirer sur un cadavre, mais on ne se doute pas à quel point ça peut se révéler utile.”