“La renommée est un instrument à vent que font résonner les soupçons, les jalousies, les conjectures.”
William Shakespeare (1564-1616) est considéré comme le plus grand dramaturge de la langue anglaise et l'un des écrivains les plus influents de la littérature mondiale. Né à Stratford-upon-Avon, il a produit la majeure partie de son œuvre entre 1589 et 1613. Son style se caractérise par une maîtrise exceptionnelle de la langue, mêlant poésie lyrique, prose réaliste et innovations linguistiques (on lui attribue la création de plus de 1700 mots). Shakespeare excellait dans l'exploration de la psychologie humaine, créant des personnages d'une profondeur et complexité inédites pour son époque. Son œuvre, qui transcende les genres, balance constamment entre tragédie et comédie, souvent au sein d'une même pièce.
Shakespeare n'appartenait à aucun courant philosophique spécifique, mais son œuvre reflète des influences humanistes de la Renaissance. Il maîtrisait parfaitement les techniques dramatiques élisabéthaines : vers blancs (iambic pentameter), soliloques révélateurs, apartés, métaphores filées et jeux de mots sophistiqués. Philosophiquement, ses pièces explorent des thèmes universels : pouvoir et corruption (Macbeth), amour et destin (Roméo et Juliette), vengeance et justice (Hamlet), jalousie et illusion (Othello). Sa particularité réside dans son refus de donner des réponses définitives, présentant plutôt la complexité morale du monde.
L'orthographe de son nom variait considérablement (on trouve 'Shakspere', 'Shakespear' ou 'Shakspeare' dans les documents d'époque)
Le 23 avril, date présumée de sa naissance et de sa mort, est célébré comme la Journée mondiale du livre
Aucun manuscrit original de ses pièces n'a survécu - nous les connaissons grâce aux éditions imprimées
Il a inventé des expressions devenues proverbiales : 'être ou ne pas être', 'le monde est une scène', 'la brebis galeuse'
Certains théoriciens contestent sa paternité littéraire, alimentant une controverse vieille de deux siècles
“La renommée est un instrument à vent que font résonner les soupçons, les jalousies, les conjectures.”
“Shylock : Un Juif n'a-t-il pas des yeux ? Un Juif n'a-t-il pas des mains, des organes, des dimensions, des sens, de l'affection, de la passion ; nourri avec la même nourriture, blessé par les mêmes armes, exposé aux mêmes maladies, soigné de la même façon, dans la chaleur et le froid du même hiver et du même été que les Chrétiens ? Si vous nous piquez, ne saignons-nous pas ? Si vous nous chatouillez, ne rions-nous pas ? Si vous nous empoisonnez, ne mourrons-nous pas ? Et si vous nous bafouez, ne nous vengerons-nous pas ?”
“Le bon vin possède une double vertu. Il vous monte au cerveau, vous fait l'entendement sagace, vif, inventif... Sa seconde vertu est de réchauffer le sang. C'est du vin que vient la vaillance.”
“Ni la tour de pierre, ni les murailles de bronze travaillé, Ni le cachot privé d'air, ni les liens de fer massif, Ne peuvent enchaîner la force de l'âme.”
“J'aimerais mieux une folie qui me rendrait gaie qu'une expérience qui me rendrait triste.”
“Quand l'argent précède, toutes les portes s'ouvrent.”
“Les transports violents ont des fins violentes et meurent dans leur triomphe ; aimez-vous donc modérément.”
“Quand il est sans remède, un chagrin est fini et qui n'a plus d'espoir n'aura plus de regrets.”
“Ainsi la conscience fait de nous tous des lâches...”
“La plus grande gloire obscurcit la moindre. Un ministre brille autant qu'un roi jusqu'à ce que le roi paraisse : et alors tout son prestige s'évanouit.”
“Il y a bien des choses qui poussent vite sous le soleil, mais les plantes qui sont les premières à porter fruit commencent d'abord par fleurir.”
“Mieux vaut perdre la vie par leur haine qu'attendre la morte sans être aimé de toi.”
“Doutez que les étoiles ne soient de flamme Doutez que le soleil n'accomplisse son tour Doutez que la vérité soit menteuse infâme Mais ne doutez jamais de mon amour.”
“Juliette: Mon unique amour émane de mon unique haine! Je l'ai vu trop tôt sans le connaître et je l'ai connu trop tard. Il m'est né un prodigieux amour, puisque je dois aimer un ennemi exércé!”
“Rarement le sommeil visite le chagrin ; quand il daigne le faire, c'est un consolateur tout-puissant.”
“Le chagrin, à certaine dose, prouve beaucoup d'affection ; mais à trop forte dose, il prouve toujours quelque faiblesse d'esprit.”
“La vertu même n'échappe pas aux coups de la calomnie.”
“Il n’y a que les mendiants qui puissent compter leurs richesses.”
“O toi, invisible esprit du vin, si tu n'as pas de nom dont on te désigne, laisse-nous t'appeler démon !”
“Shylock : Un Juif n'a-t-il pas des yeux ? Un Juif n'a-t-il pas des mains, des organes, des dimensions, des sens, de l'affection, de la passion ; nourri avec la même nourriture, blessé par les mêmes armes, exposé aux mêmes maladies, soigné de la même façon, dans la chaleur et le froid du même hiver et du même été que les Chrétiens ? Si vous nous piquez, ne saignons-nous pas ? Si vous nous chatouillez, ne rions-nous pas ? Si vous nous empoisonnez, ne mourrons-nous pas ? Et si vous nous bafouez, ne nous vengerons-nous pas ?”