
Exceptez-en un petit nombre de mots très-rudes et d'autres qui sont très-doux, les langues se composent de mots d'un son indifférent, et dont le sens détermine l'agrément, même pour l'ouïe. Dans le vers de Boileau, par exemple, traçât à pas tardifs un pénible sillon, on remarque peu, ou même on ne remarque point le bizarre rapprochement de toutes ces syllabes : tra-ça-ta-pas-tar... ; tant il est vrai que le sens fait le son !