“L'amitié est une religion sans Dieu ni jugement dernier. Sans diable non plus. Une religion qui n'est pas étrangère à l'amour. Mais un amour où la guerre et la haine sont proscrites, où le silence est possible.”
Tahar Ben Jelloun, né en 1944 à Fès, est un écrivain marocain d'expression française. Professeur de philosophie de formation, il s'exile en France en 1971 pour fuir l'arabisation de l'enseignement au Maroc. Son œuvre, couronnée par le prix Goncourt en 1987 pour 'La Nuit sacrée', explore les thèmes de l'identité, de l'exil, de la mémoire et des rapports entre les cultures. Son style allie une écriture poétique et sobre à un engagement humaniste, mêlant souvent réalisme social et éléments oniriques. Il est considéré comme l'un des principaux passeurs entre les cultures maghrébine et européenne.
Ben Jelloun s'inscrit dans le courant de la littérature migrante et postcoloniale. Influencé par la psychanalyse et la phénoménologie, il développe une écriture de la déchirure identitaire. Ses techniques narratives privilégient la polyphonie, le monologue intérieur et la fragmentation temporelle. Philosophiquement, son œuvre interroge les mécanismes du pouvoir, les tabous sociaux (notamment sexuels) et la construction de la mémoire collective. Il pratique une 'écriture du seuil' qui explore les zones frontières entre réalité et fantasme, Orient et Occident.
Ben Jelloun a écrit 'Le Racisme expliqué à ma fille' à la demande de sa propre fille, un livre traduit dans plus de 30 langues.
Il est le premier Maghrébin et le premier écrivain né en Afrique à avoir remporté le prix Goncourt.
Avant de se consacrer à l'écriture, il a été professeur de philosophie et a suivi une formation en psychothérapie.
Il collabore régulièrement avec le journal 'Le Monde' où il tient une chronique sur les questions sociales et interculturelles.
Son roman 'L'Enfant de sable' est né d'une nouvelle publiée dans Le Monde qui a suscité un tel courrier des lecteurs qu'il l'a développé en roman.
“L'amitié est une religion sans Dieu ni jugement dernier. Sans diable non plus. Une religion qui n'est pas étrangère à l'amour. Mais un amour où la guerre et la haine sont proscrites, où le silence est possible.”
“Le temps est le meilleur bâtisseur de l'amitié. Il est aussi son témoin et sa conscience. Les chemins se séparent, puis se croisent.”
“Il s'était demandé pourquoi, dans l'esprit des enfants d'aujourd'hui, la bonté était signe de faiblesse. Fallait-il être dur, autoritaire et injuste pour être fort, pour être respecté, admiré ?”
“L'amitié est un amour où la guerre et la haine sont proscrites, où le silence est possible.”
“L'amitié est un bien supérieur à toutes les vertus.”
“Le désir de l'amour engendre l'amour.”
“C'est l'histoire d'un homme simple, comme il y en a des millions, qui, à force d'être écrasé, humilié, nié dans sa vie, a fini par devenir l'étincelle qui embrase le monde.”
“On parle d'amour quand on souffre ; le manque, l'absence, l'attente attisent la souffrance et on appelle ça de l'amour.”
“Il faut se méfier de ceux qui ont des certitudes, qui ne doutent jamais, des gens en béton : la moindre fêlure dans le mur peut entraîner la chute de toute la maison.”
“La folie, ce n'est pas la confusion, c'est un palmier qui donne des dattes sans noyau, c'est une brûlure qui ne fait pas mal, c'est le baiser de l'absent.”
“La passion est un ouragan, quelque chose de sublime qui précipite le désastre. C'est une histoire qui se termine toujours mal.”
“Jean genet m'a donné un seul conseil: en écrivant pense au lecteur; soit simple. Il m'a appris que la simplicité était le signe de la maturité.”
“La défaite commence à partir du moment où l'adversaire parvient à vous faire douter de vous même jusqu'à ce que vous sentiez coupable et soyez prêt à agir selon sa volonté, à vous plier à ses exigences.”
“On peut oublier un visage mais on ne peut tout à fait effacer de sa mémoire la chaleur d'une émotion, la douceur d'un geste, le son d'une voix tendre.”
“C'est l'histoire d'un homme simple, comme il y en a des millions, qui, à force d'être écrasé, humilié, nié dans sa vie, a fini par devenir l'étincelle qui embrase le monde.”
“La folie, ce n'est pas la confusion, c'est un palmier qui donne des dattes sans noyau, c'est une brûlure qui ne fait pas mal, c'est le baiser de l'absent.”
“Il n'y a pas de choc des civilisations, il n'y a que le choc des ignorances.”
“Quand il y a des certitudes, il n'y a plus d'amour.”
“Vous savez, il vaut mieux partir du principe que l'homme est bon, s'il se révèle mauvais, c'est lui qui se fait mal. C'est une question de sagesse.”
“C'est très important le rire, il brise le mur de la peur, de l'intolérance et du fanatisme.”