“La prospérité a un cortège de craintes et de déplaisirs ; l'adversité de réconforts et d'espoirs.”
Francis Bacon (1561-1626) était un philosophe, homme d'État et essayiste anglais, considéré comme l'un des pères de l'empirisme moderne et de la méthode scientifique. Issu d'une famille noble, il mena une carrière politique mouvementée avant de se consacrer entièrement à la philosophie. Son style littéraire se caractérise par une prose concise, aphoristique et dense, mêlant observations pratiques, réflexions morales et ambitions épistémologiques. Ses essais, rédigés dans un anglais élisabéthain raffiné, allient clarté intellectuelle et profondeur psychologique, explorant des thèmes aussi variés que l'amitié, l'ambition, la vérité ou les études.
Courant de pensée : Empirisme, philosophie naturelle de la Renaissance, précurseur des Lumières. Techniques : Méthode inductive (contre le syllogisme aristotélicien), utilisation systématique de l'observation et de l'expérimentation, développement de l'idée de 'tableaux d'instances' pour classer les phénomènes. Bacon critiqua les 'idoles' (préjugés) qui entravent la connaissance et proposa le 'Novum Organum' comme nouvel instrument du savoir, fondé sur l'accumulation progressive de faits vérifiés.
Bacon mourut en tentant de congeler un poulet pour étudier la conservation par le froid, contractant une pneumonie fatale.
Certains partisans de la théorie baconienne affirment qu'il serait le véritable auteur des œuvres de Shakespeare, bien que cette hypothèse soit largement rejetée par les spécialistes.
Il inventa le concept de 'maison de Salomon' dans 'La Nouvelle Atlantide', une utopie scientifique qui préfigura les académies des sciences modernes.
Son frère Anthony Bacon était un espion au service de la reine Élisabeth Ire.
La phrase 'Savoir, c'est pouvoir' (souvent attribuée à Bacon) résume sa conviction que la connaissance doit servir à améliorer la condition humaine.
“La prospérité a un cortège de craintes et de déplaisirs ; l'adversité de réconforts et d'espoirs.”
“Il y a de la superstition à éviter la superstition.”
“L'amitié double les joies et divise les peines.”
“On tait tout à l'homme qui se tait ; on lui rend son silence.”
“Les auteurs qui ont écrit sur le mépris de la gloire ont mis leur nom en tête du traité.”
“L'amitié double les joies et réduit de moitié les peines.”
“Une foule n'est pas une compagnie, les visages ne sont qu'une galerie de tableaux et la conversation n'est rien qu'un bruit de cymbales où il n'y a pas d'affection.”
“Un corps sain est la bonne demeure de l'âme ; un corps malade en est la prison.”
“L'amitié double nos joies et divise nos peines.”
“Ainsi il faut analyser et décomposer la nature, non pas à l'aide du feu matériel, mais à l'aide de l'esprit, qui est comme un feu divin.”
“L'amitié est le plus doux assaisonnement de tous les biens.”
“L'histoire est la mère de la vérité.”
“La connaissance est le pouvoir.”
“L'odeur d'un parfum peut évoquer des souvenirs et des émotions bien plus puissamment qu'un discours.”
“La dissimulation est sagesse abrégée.”
“L'espoir est un bon petit déjeuner, mais c'est un méchant souper.”
“La science de l'homme est la mesure de sa puissance, parce qu'ignorer la cause, c'est ne pouvoir produire l'effet. On ne triomphe de la nature qu'en lui obéissant ; et ce qui, dans la spéculation, porte le nom de cause, devient une règle dans la pratique.”
“L'espoir est un bon déjeuner, mais un mauvais dîner.”
“L'homme pédant veut toujours être applaudi, par les autres ou par lui-même.”
“Les hommes sincères et désintéressés sont extrêmement rares.”