“Recevoir une pierre sur la tête, c'est un mal qui existe ; la honte, l'infamie, l'opprobre, l'insulte, ne sont des maux qu'autant qu'on les sent. Il n'y a point de mal quand on ne sent rien.”
Érasme (Desiderius Erasmus Roterodamus, 1466-1536) était un humaniste, théologien et philosophe néerlandais, considéré comme l'une des figures majeures de la Renaissance nordique. Orphelin jeune, il entra dans les ordres mais obtint une dispense pour voyager et étudier à travers l'Europe. Son style littéraire se caractérise par une érudition exceptionnelle, une ironie fine, un latin élégant et accessible, et un engagement constant pour la réforme pacifique de l'Église et de l'éducation. Il prônait le retour aux sources antiques et patristiques, combinant piété chrétienne et culture classique.
Courant : Humanisme chrétien (ou évangélisme). Techniques : Utilisation du dialogue, de la satire (notamment dans 'Éloge de la Folie'), de la paraphrase biblique, de la correspondance massive (plus de 3000 lettres), et de l'édition critique de textes anciens. Sa philosophie, dite 'philosophie du Christ', met l'accent sur la piété intérieure, l'étude des Écritures dans leur langue originale, et la critique des abus ecclésiastiques sans rupture avec l'Église catholique.
Érasme était un véritable 'citoyen de l'Europe', ayant vécu aux Pays-Bas, en France, en Angleterre, en Italie, en Suisse et en Allemagne, sans jamais s'établir définitivement dans son pays natal.
Il refusa systématiquement des postes prestigieux, dont celui de cardinal, pour préserver son indépendance intellectuelle.
Son ouvrage 'Éloge de la Folie' fut écrit en une semaine lors d'un voyage entre l'Italie et l'Angleterre, dédié à son ami Thomas More (dont le nom grec 'Moros' évoque la folie).
Il est considéré comme le premier best-seller de l'histoire de l'imprimerie, avec des tirages atteignant jusqu'à 30 000 exemplaires de son 'Nouveau Testament'.
Bien que critique envers l'Église, il resta catholique et désapprouva la Réforme protestante, se situant dans une voie médiane qui lui valut des inimitiés des deux côtés.
“Recevoir une pierre sur la tête, c'est un mal qui existe ; la honte, l'infamie, l'opprobre, l'insulte, ne sont des maux qu'autant qu'on les sent. Il n'y a point de mal quand on ne sent rien.”
“Le mariage des esprits est plus grand que celui des corps.”
“L'esprit de l'homme est ainsi fait que le mensonge a cent fois plus de prise sur lui que la vérité.”
“Les femmes courent après les fous ; elles fuient les sages comme des animaux venimeux.”
“Plus l'amour est parfait, plus la folie est grande et le bonheur sensible.”
“La Folie ne fait point le malheur de l'homme, puisqu'elle est conforme à sa nature.”
“Dites-moi si l'homme qui se hait soi-même est capable d'aimer autrui, si celui qui se combat soi-même peut s'entendre avec quelqu'un, si celui qui est à charge à soi-même peut-être agréable à autrui.”
“C’est bien la pire folie que de vouloir être sage dans un monde de fous.”
“Rien n'est plus sot que de traiter avec sérieux de choses frivoles ; mais rien n'est plus spirituel que de faire servir les frivolités à des choses sérieuses.”
“C'est bien la pire folie que de vouloir être sage dans un monde de fous.”
“Si tu te fais de nouveaux amis, n'oublie pas les anciens.”
“Quand j'ai un peu d'argent je m'achète des livres et s'il m'en reste, j'achète de la nourriture et des vêtements.”
“Il y a comme cela des hommes de caractère si fâcheux et si faciles à irriter, qu'il vaudrait mieux les ignorer complètement que de les avoir pour amis.”
“Si tu combats avec une épée d'argent, tu seras toujours vainqueur.”
“Tout, en effet, chez les hommes, ne se fait-il pas selon la Folie, par des fous, chez des fous ?”
“Quand j'ai un peu d'argent je m'achète des livres et s'il m'en reste, j'achète de la nourriture et des vêtements.”
“Un repas est insipide, s'il n'est assaisonné d'un brin de folie.”
“L'aurore est l'amie des muses.”
“Il y a comme cela des hommes de caractère si fâcheux et si faciles à irriter, qu'il vaudrait mieux les ignorer complètement que de les avoir pour amis.”
“O le plus fou de tous les hommes, toi qui aspires à la sagesse!”