“Le bagne réside là où des coups de pioche sont donnés qui n'ont point de sens, qui ne relient pas celui qui les donne à la communauté des hommes.”
Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944) fut un écrivain, poète et aviateur français dont l'œuvre est profondément marquée par son expérience de pilote. Son style littéraire se caractérise par une prose poétique, des métaphores évocatrices et une réflexion humaniste sur la condition humaine. Mêlant récits d'aventure aérienne et méditations philosophiques, il explore des thèmes universels comme la responsabilité, l'amitié, la solitude et la quête de sens. Son écriture allie précision technique (notamment dans les descriptions du vol) et lyrisme, créant une œuvre à la fois concrète et symbolique.
Courant de pensée : Humanisme existentialiste teinté de spiritualité. Techniques littéraires : Récits autobiographiques romancés, allégories (comme dans 'Le Petit Prince'), monologues intérieurs, descriptions techniques précises couplées à des digressions philosophiques. Son œuvre véhicule des valeurs de solidarité, de dépassement de soi et une critique de la modernité déshumanisante.
Il détestait qu'on l'appelle 'Saint-Ex' et préférait 'Tonio'.
Il a dessiné lui-même les illustrations du 'Petit Prince'.
Pendant son exil aux États-Unis (1940-1943), il écrivait la nuit et dormait le jour.
Il a établi plusieurs records d'aviation, dont celui du trajet Paris-Saïgon en 1935.
Son avion, un Lockheed P-38 Lightning, a été retrouvé en mer au large de Marseille en 2000.
“Le bagne réside là où des coups de pioche sont donnés qui n'ont point de sens, qui ne relient pas celui qui les donne à la communauté des hommes.”
“Un spectacle n'a point de sens, sinon à travers une culture, une civilisation, un métier.”
“Dans la vie il n'y a pas de solution. Il y a des forces en marche : il faut les créer et les solutions suivent.”
“L’ autorité repose d’ abord sur la raison. Si tu ordonnes à ton peuple d’ aller se jeter à la mer, il fera la révolution. J’ ai le droit d’ exiger l’ obéissance parce que mes ordres sont raisonnables.”
“On ne connaît que les choses qu’on apprivoise.”
“Regardez le ciel. Demandez-vous: Le mouton a-t-il oui ou non mangé la fleur? Et vous verrez comme le monde change... Et aucune grande personne ne comprendra jamais que ça a tellement d'importance!”
“Voyez-vous dans la vie, il n'y a pas de solutions. Il y a des forces en marche : il faut les créer, et les solutions les suivent.”
“Chaque être possède dix mille mètres de ciel bleu sur sa tête.”
“La vérité de demain se nourrit de l'erreur d'hier.”
“Vous interdisez les erreurs, vous empêchez ainsi la victoire.”
“La contrainte te délivre et t'apporte la seule liberté qui compte.”
“Triomphe d'une thèse sur la thèse inverse n'est pas synthèse.”
“On ne peut montrer le chemin à celui qui ne sait où aller.”
“Mais j'ai aussi compris, ce qui m'avait toujours étonné : pourquoi Platon (ou Aristote ?) place le courage au dernier rang des vertus. Ce n'est pas fait de bien beaux sentiments : un peu de rage, un peu de vanité, beaucoup d'entêtement et un plaisir sportif vulgaire.”
“La civilisation consiste à garder longtemps une seule chose.”
“Mais j'ai aussi compris, ce qui m'avait toujours étonné : pourquoi Platon (ou Aristote ?) place le courage au dernier rang des vertus. Ce n'est pas fait de bien beaux sentiments : un peu de rage, un peu de vanité, beaucoup d'entêtement et un plaisir sportif vulgaire.”
“La guerre, ce n'est pas l'acceptation du risque. Ce n'est pas l'acceptation du combat. C'est à certaines heures, pour le combattant, l'acceptation pure et simple de la mort.”
“Car nous ne nous entendons pas sur la réalité. Et moi je dénomme réalité non ce qui est mesurable dans une balance (de laquelle je me moque car je ne suis point une balance et peu m'importe les réalités pour balance). Mais ce qui pèse sur moi. Et pèse sur moi ce visage triste ou cette cantate ou cette ferveur dans l'empire ou cette pitié pour les hommes ou cette qualité de la démarche ou ce goût de vivre ou cette injure ou ce regret ou cette séparation ou cette communion dans la vendange [...]”
“Car nous ne nous entendons pas sur la réalité. Et moi je dénomme réalité non ce qui est mesurable dans une balance (de laquelle je me moque car je ne suis point une balance et peu m'importe les réalités pour balance). Mais ce qui pèse sur moi. Et pèse sur moi ce visage triste ou cette cantate ou cette ferveur dans l'empire ou cette pitié pour les hommes ou cette qualité de la démarche ou ce goût de vivre ou cette injure ou ce regret ou cette séparation ou cette communion dans la vendange [...]”
“On s'élargit par la découverte d'autres consciences. On se regarde avec un grand sourire. On est semblable à ce prisonnier délivré qui s'émerveille de l'immensité de la mer.”