“Force-les de bâtir ensemble une tour et tu les changeras en frères. Mais si tu veux qu'ils se haïssent, jette-leur du grain.”
“Ne pouvant fortifier la justice, on a justifié la force.”
"Cette citation de Blaise Pascal (Pensées, 1670) révèle une critique acerbe du mécanisme social par lequel les puissants, incapables d'établir une justice véritable et universelle, inversent la logique morale pour légitimer l'usage de la force brute. Elle dénonce la substitution d'un idéal (la justice) par son contraire (la force), habillée du langage de la légitimité. C'est un constat désabusé sur la tendance humaine à rationaliser l'injustice plutôt qu'à corriger les déséquilibres de pouvoir."
La phrase expose le renversement cynique des valeurs : au lieu de renforcer l'idéal de justice (ce qui exigerait une éthique exigeante et un équilibre des pouvoirs), on préfère justifier a posteriori l'usage de la force (guerre, oppression, domination) en la présentant comme « juste ». C'est une forme de sophisme politique où la réalité du pouvoir prime sur l'idéal moral, et où le langage est détourné pour servir les intérêts des forts. Philosophiquement, cela rejoint les critiques de la raison d'État et des idéologies qui légitiment la violence.
La citation reste brûlante d'actualité : elle éclaire les discours politiques qui justifient la répression au nom de la sécurité, les guerres économiques au nom du progrès, ou les inégalités structurelles au nom de la méritocratie. À l'ère de la désinformation, la « justification de la force » prend aussi la forme de narratives médiatiques qui légitiment l'abus de pouvoir. Elle interroge notre capacité collective à distinguer la véritable justice de ses simulacres.
Quand la justice échoue, on invente des raisons à la force., Faute de pouvoir rendre la justice invincible, on rend la force juste., Là où la justice est faible, la force se donne des raisons., On habille la violence du manteau de la légitimité quand la vraie justice manque.
“Force-les de bâtir ensemble une tour et tu les changeras en frères. Mais si tu veux qu'ils se haïssent, jette-leur du grain.”
“La volonté humaine est une force matérielle semblable à la vapeur.”
“Le monde romanesque n'est que la correction de ce monde-ci, suivant le désir profond de l'homme. Car il s'agit bien du même monde. La souffrance est la même, le mensonge et l'amour. Les héros ont notre langage, nos faiblesses, nos forces. Leur univers n'est ni plus beau ni plus édifiant que le nôtre. Mais eux, du moins, courent jusqu'au bout de leur destin et il n'est même jamais de si bouleversants héros que ceux qui vont jusqu'à l'extrémité de leur passion.”
“On conquiert à force de persévérance.”
“La folie a sa propre logique et le vrai fou se sait sain d'esprit : c'est ce qui fait sa force. Il a un avantage énorme sur les autres, pour qui l'équilibre mental est avant tout une affaire de consensus.”
“La connaissance de Dieu sans celle de sa misère fait l'orgueil. La connaissance de sa misère sans celle de Dieu fait le désespoir.”
“Nous souhaitons la vérité, et ne trouvons en nous qu'incertitude.”
“Les grands génies ont leur empire, leur éclat, leur grandeur, leur victoire et leur lustre, et n'ont nul besoin des grandeurs charnelles où elles n'ont pas de rapport. Ils sont vus, non des yeux mais des esprits. C'est assez.”
“La vérité est si obscurcie en ces temps et le mensonge si établi, qu'à moins d'aimer la vérité, on ne saurait la reconnaître.”
“Qu'une vie est heureuse quand elle commence par l'amour et finit par l'ambition. Si j'avais à en choisir une, je prendrais celle-ci.”