“Force-les de bâtir ensemble une tour et tu les changeras en frères. Mais si tu veux qu'ils se haïssent, jette-leur du grain.”
“Les jeunes gens, n'ayant pas la force, simulent le cynisme, qui leur paraît preuve de force. Les hommes mûrs, ayant la force, simulent l'altruisme, pour faire avaler leur force.”
"Cette citation de Paul Valéry décrypte les stratégies sociales liées au développement personnel. Les jeunes, dans leur vulnérabilité, adoptent le cynisme comme armure psychologique - une posture défensive qui masque l'insécurité par l'affichage d'une prétendue supériorité morale. Les adultes établis, quant à eux, maquillent leur pouvoir réel sous des vertus sociales acceptables. Cette analyse révèle comment les âges de la vie génèrent des masques sociaux distincts, tous deux fondés sur la dissimulation des véritables rapports de force."
La citation explore la dialectique entre apparence et essence dans les relations de pouvoir. Elle suggère que toute position sociale produit son propre régime de mensonge nécessaire : les faibles simulent la force par le détachement, les forts simulent la bienveillance pour légitimer leur domination. Cette mécanique révèle comment les sociétés organisent la circulation acceptable de la puissance, où la sincérité devient impossible car toujours stratégique.
Cette analyse reste cruciale pour décrypter les postures contemporaines : le cynisme performatif des jeunes sur les réseaux sociaux comme stratégie d'influence, l'altruisme stratégique des entreprises (social washing) ou des personnalités publiques. Elle éclaire aussi les tensions intergénérationnelles actuelles et les nouvelles formes de légitimation du pouvoir dans une société de l'image.
La jeunesse affecte le détachement pour cacher sa fragilité, l'âge mûr affecte la générosité pour faire accepter sa puissance, L'immaturité se pare de cynisme, la maturité se drape d'altruisme, Faute de pouvoir, on exhibe l'indifférence ; avec le pouvoir, on exhibe la sollicitude
“Force-les de bâtir ensemble une tour et tu les changeras en frères. Mais si tu veux qu'ils se haïssent, jette-leur du grain.”
“La volonté humaine est une force matérielle semblable à la vapeur.”
“Le monde romanesque n'est que la correction de ce monde-ci, suivant le désir profond de l'homme. Car il s'agit bien du même monde. La souffrance est la même, le mensonge et l'amour. Les héros ont notre langage, nos faiblesses, nos forces. Leur univers n'est ni plus beau ni plus édifiant que le nôtre. Mais eux, du moins, courent jusqu'au bout de leur destin et il n'est même jamais de si bouleversants héros que ceux qui vont jusqu'à l'extrémité de leur passion.”
“On conquiert à force de persévérance.”
“La folie a sa propre logique et le vrai fou se sait sain d'esprit : c'est ce qui fait sa force. Il a un avantage énorme sur les autres, pour qui l'équilibre mental est avant tout une affaire de consensus.”
“Il arrive un âge où nos déceptions elles-mêmes ne nous sont plus qu'un spectacle.”
“Quand on vieillit, les colères deviennent des tristesses.”
“C'est une bonne règle de conduite, que faire en sorte qu'il naisse toujours quelque agrément de l'échec de ce que nous espérons...”
“Il y a dans le scandale recherché quelque chose d'à ce point vulgaire que la bonne grosse hypocrisie des familles prend figure d'une conduite de qualité.”
“La pire colère d'un père contre son fils est plus tendre que le tendre amour d'un fils pour son père.”