“La nature vient au secours de tous les abandons ; là où tout manque, elle se redonne tout entière ; elle refleurit et reverdit sur tous les écroulements ; elle a le lierre pour les pierres et l'amour pour les hommes.”
“Il y a des gens qui, toute leur vie, se contentent de dire : Évidemment ! Parfaitement ! C'est horrible, admirable, extravagant, bien curieux. Par eux-mêmes ils n'ont aucune valeur, mais ils sont d'un grand secours à autrui : ils lui servent de verbes a”
"Cette citation de Jules Renard, tirée de son 'Journal', pointe avec ironie une tendance humaine profonde : la pensée par procuration. Elle dénonce ceux qui, par paresse intellectuelle ou manque de personnalité, se contentent d'être des échos des pensées d'autrui, utilisant des formules toutes faites pour réagir au monde sans jamais produire une réflexion authentique. Le paradoxe réside dans leur utilité sociale : en validant les idées des autres par leurs réactions stéréotypées, ils servent de miroir ou d'amplificateur, mais demeurent intellectuellement stériles. C'est une critique de la superficialité du discours social et une invitation à cultiver une pensée personnelle."
La citation révèle plusieurs couches : 1) Une critique de la paresse intellectuelle et de la conformité sociale. 2) Une réflexion sur le langage comme outil de validation sociale plutôt que d'expression personnelle. 3) L'idée que dans l'économie des relations humaines, même les individus 'sans valeur' intrinsèque peuvent jouer un rôle fonctionnel (comme 'verbes auxiliaires' qui aident à conjuguer la pensée des autres). 4) Une interrogation sur l'authenticité : être un simple réacteur aux idées d'autrui, c'est renoncer à sa propre subjectivité.
Cette citation est plus pertinente que jamais à l'ère des réseaux sociaux et de la surinformation. La tendance à réagir par des émoticônes, des partages sans analyse, ou des commentaires stéréotypés ('trop bien !', 'choquant !') correspond exactement au phénomène décrit. Dans un monde où l'expression est simplifiée et accélérée, beaucoup deviennent effectivement des 'verbes auxiliaires' du discours numérique, amplifiant des contenus sans produire de réflexion originale. La citation invite à une vigilance critique face à cette dérive et valorise la pensée lente et personnelle.
Ils sont les applaudimètres de la pensée d'autrui., Des échos sociaux sans voix propre., Des amplificateurs de l'opinion commune., Ils conjuguent la pensée des autres mais n'en ont pas d'infinitif., Penseurs par procuration, ils habitent les idées des autres.
“La nature vient au secours de tous les abandons ; là où tout manque, elle se redonne tout entière ; elle refleurit et reverdit sur tous les écroulements ; elle a le lierre pour les pierres et l'amour pour les hommes.”
“Le vrai secours aux misérables, c'est l'abolition de la misère.”
“Le tableau et le peintre se séparent quand ils ne sont plus d'aucun secours, l'un pour l'autre. Quand le tableau ne sait plus nourrir le peintre, quand le peintre ne sait plus nourrir sa peinture.”
“Nul ne se soucie de moi, songeait Rostov. Il n'y a personne pour me porter secours, personne pour me plaindre. Et dire qu'il y a quelque temps j'étais à la maison, plein de force et de joie, et que tout le monde m'aimait !”
“C'est à trop voir les êtres sous leur vraie lumière qu'un jour ou l'autre nous prend l'envie de les larguer. La lucidité est un exil construit, une porte de secours, le vestiaire de l'intelligence. C'en est aussi une maladie qui nous mène à la solitude.”
“Il faut bien pardonner leurs caprices aux actrices de talent, car les pauvres femmes sans talent ont les mêmes.”
“Il y a de la place au soleil pour tout le monde, surtout quand tout le monde veut rester à l'ombre.”
“Paresse : habitude prise de se reposer avan la fatigue.”
“Le silence était si absolu que je me croyais sourd.”
“Dès qu'une femme me fait un compliment, pour peu qu'elle soit jolie, tout de suite je me sens amoureux d'elle.”