“La solitude c'est cette pute de vie qui vous croise un matin, vous baise toute la nuit, puis vous fait payer le prix du voyage par le retour à la case départ, le néant.”
“Depuis le départ de Justine, je m'endormais le soir avec une bouillotte.”
“La solitude c'est cette pute de vie qui vous croise un matin, vous baise toute la nuit, puis vous fait payer le prix du voyage par le retour à la case départ, le néant.”
“Et puis la retraite, je ne voulais pas vraiment que ça signifie se retirer, aller à l'envers, revenir à son point de départ. Moi, mon point de départ, c'était une balle de fusil dans la tête. Alors... La retraite, c'était tout simplement l'arrêt tant attendu d'un esclavage relatif et moderne. C'est tout. Pas l'arrêt du plaisir. Pas celui de la vie.”
“Mais l'enfance n'est ni nostalgie, ni terreur, ni paradis perdu, ni Toison d'Or, mais peut-être horizon, point de départ, coordonnées à partir desquelles les axes de ma vie pourront trouver leur sens.”
“Les grands départs font peur quand on n'a pas l'habitude.On les envisage. Quand il faut monter dans le wagon,on hésite et on reste sur le quai.”
“Au départ il ne s'agit pas de comprendre mais bien d'aimer.”
“Lorsque je pense à l'enfant, ce n'est pas le regret qui s'impose, mais quelque chose de plus mortel.”
“Je m'aperçois que vieillir, c'est savoir discerner la part d'absence, absente de chaque nouveauté.”
“L'amour naît comme ça, par approches lentes et bricolage érotique, quand les peaux s'accommodent entre elles et se charment. Tentation. Attrait. Appel.”
“À l'entrée d'un millénaire notre savoir et nos connaissances accrus n'ont fait qu'augmenter l'opacité d'un monde, qui tapi, derrière ses secrets, s'est de lui-même réenchanté.”
“Et je sais alors que personne ne viendra résoudre cette énigme : éprouver de la nostalgie pour quelqu'un qui n'a jamais existé.”