“Un seul mauvais exemple, une fois donné, est capable de corrompre toute une nation, et l'habitude devient une tyrannie.”
La tyrannie, en tant que concept philosophique et politique, trouve ses racines dans la Grèce antique où Aristote la définissait comme la forme dégénérée de la monarchie, où le dirigeant gouverne pour son propre intérêt plutôt que pour le bien commun. À travers l'histoire, ce thème a été exploré par des penseurs comme Platon, qui voyait dans la tyrannie l'aboutissement de la dégradation des régimes politiques, et Montesquieu, qui analysait comment la concentration des pouvoirs corrompt inévitablement. La littérature a souvent servi de miroir à cette réalité, dénonçant à la fois les tyrans politiques et les formes plus subtiles de domination sociale et psychologique. Au XXe siècle, des auteurs comme Orwell et Arendt ont examiné comment les tyrannies modernes utilisent la propagande et la terreur pour anéantir l'espace public et la pensée individuelle.
“Un seul mauvais exemple, une fois donné, est capable de corrompre toute une nation, et l'habitude devient une tyrannie.”
“Lorsqu'un peuple courbé sous de pesantes chaînes hésite à les briser avec ses propres mains. Il peut changer facilement de tyrannie, mais ne pourra jamais gagner sa liberté.”
“Toutes les femmes ont un amant un jour ou l'autre, parce que toutes les femmes ont le droit d'être un peu elles-mêmes, sans être obligées de subir la tyrannie muette des leurs.”
“La jalousie n'est souvent qu'un inquiet besoin de tyrannie appliquée aux choses de l'amour.”
“C'est sans doute un mal inhérent à la tyrannie, de n'avoir pas confiance en ses amis.”
“Une nuit d'anarchie, est pire que des années de tyrannie.”
“Il y a eu de la lâcheté partout où il y a eu de la tyrannie.”
“La jalousie n'est souvent qu'un inquiet besoin de tyrannie appliqué aux choses de l'amour.”
“L'histoire de la femme est l'histoire de la pire forme de tyrannie que le monde ait jamais connue : la tyrannie du faible sur le fort. C'est la seule tyrannie qui perdure.”
“Et pour s'affranchir de la tyrannie tout s'appelle vertu.”
“La volonté ou l'opinion de tous, ou de la majorité, maintient seule la tyrannie ; la volonté ou l'opinion de tous et de la majorité, peut seule véritablement la détruire.”
“Or est-il utile ?, est-il nécessaire d'infliger une peine à Louis détrôné, impuissant, abandonné aujourd'hui ? Citoyens, est-il nécessaire de punir ces malheureux accusés de vol ou de faux, que la loi garde dans vos maisons d'arrêt. Ceux-là sont bien plus impuissants et plus abandonnés. Citoyens, s'il importe d'effrayer la misère ou la cupidité ou le désespoir lui-même, importe-t-il moins d'épouvanter la tyrannie ?”
“Il n'est d'autre remède aux tyrannies que de cultiver l'énergie des puissances singulières, des monades.”
“Bien des gens qui se considèrent très au-dessus des aberrations du nazisme et qui en haïssent très sincèrement toutes les manifestations, travaillent en même temps pour des idéaux dont la réalisation mènerait tout droit à cette tyrannie abhorrée.”
“Les Monita secreta des Jésuites, c'est l'art de pactiser avec la tyrannie de la conscience moyenne, la conscience des imbéciles.”
“Ce qui, en net, veut dire que le salut de l'Europe n'est pas l'affaire d'une révolution dans les méthodes ; que c'est l'affaire de la Révolution ; celle qui, à l'étroite tyrannie d'une bourgeoisie déshumanisée, substituera, en attendant la société sans classes, la prépondérance de la seule classe qui ait encore mission universelle, car dans sa chair elle souffre de tous les maux de l'histoire, de tous les maux universels : le prolétariat.”
“Cosmopolite et humanitaire, le jacobinisme, moyennant quelques précautions oratoires, devenait guerrier : il suffisait de dire qu'on ne combattrait que la tyrannie.”
“La subordination n'est pas la servitude, pas plus que l'autorité n'est la tyrannie.”
“Toute autorité contient les germes de la tyrannie.”
“Émancipation n. Changement de tutelle de la tyrannie d'autrui au despotisme de soi-même. Émancipation”