“Parle si tu as des mots plus forts que le silence, ou garde le silence.”
Euripide (480-406 a.C.) fu il più giovane dei tre grandi tragici ateniesi, insieme a Eschilo e Sofocle. Nato a Salamina, visse durante il periodo di massimo splendore e successiva crisi di Atene, morendo in esilio in Macedonia. Il suo stile si distanzia dalla solennità epica dei predecessori, avvicinandosi al realismo psicologico: i suoi personaggi mostrano emozioni complesse, contraddizioni e passioni umane, spesso mettendo in discussione valori tradizionali e divinità. Introdusse elementi quotidiani e una maggiore attenzione alle figure femminili, come Medea e Fedra, rendendole protagoniste di drammi di straordinaria intensità emotiva.
Euripide fu influenzato dai sofisti e dal pensiero razionalista emergente, mostrando scetticismo verso le credenze tradizionali e gli dèi olimpici, spesso ritratti come capricciosi o crudeli. Tecnicamente innovò il teatro con: l'uso frequente del prologo esplicativo, il deus ex machina come risoluzione drammatica, la riduzione del ruolo del coro a commento più autonomo, e monologhi che esplorano l'interiorità dei personaggi. La sua filosofia è spesso considerata 'umanista' ante litteram, concentrandosi sulle sofferenze individuali e sulle ingiustizie sociali.
Solo 18 delle sue circa 90 opere sono giunte complete, più di ogni altro tragediografo antico.
Era chiamato 'il filosofo del palcoscenico' per le sue riflessioni etiche e sociali.
Fu spesso criticato dai contemporanei (come Aristofane) per il suo realismo 'sconveniente'.
Le Baccanti, sua ultima opera, presenta un tono più tradizionale, forse influenzato dall'esilio.
Secondo la leggenda, scriveva in una grotta sull'isola di Salamina per concentrarsi meglio.
Plutarco racconta che alcuni prigionieri ateniesi si salvarono recitando versi euripidei ai siciliani, suoi ammiratori.
“Parle si tu as des mots plus forts que le silence, ou garde le silence.”
“Les liens du sang ont une force étrange, et dans les malheurs il n'y a rien qui vaille l'affection d'un parent.”
“L'apparence n'est rien ; c'est au fond du cœur qu'est la plaie.”
“Au riche et au pauvre il fait part égale en dispensant la joie du vin, remède à toute peine. (...) Ce que croit et pratique la foule des modestes je l'accepte pour moi.”
“C'est prudence, même dans le malheur, de prendre les sentiments qu'il faut avoir.”
“Fou qui s'imagine, dans la prospérité, pouvoir s'en réjouir comme d'un bien durable. Les destins se comportent ainsi qu'une lunatique qui bondit au hasard.”
“C'est lui qui nous donna la vigne, le remède au chagrin. Or, sans vin, plus d'amour, ni plus rien qui charme les hommes.”
“Il n'existe de plus grande douleur au monde que la perte de sa terre natale.”
“Il s'en est allé, le respect des serments. La pudeur n'est plus.”
“Le courage n'est rien sans la réflexion.”
“Tout ce qui vient des dieux se recouvre d'obscurité ; nul ne peut jamais prévoir le malheur ; le sort se dérobe à notre connaissance.”
“Une vie tranquille et dirigée par la sagesse demeure inébranlable et conserve les familles.”
“Une conscience trop fine est plutôt un mal qu'un bien et nuit à la santé de l'âme.”
“Le peuple au plus ardent de sa colère est pareil à un feu trop vif pour être éteint.”
“C'est auprès d'un sage qu'il faut apprendre la sagesse.”
“C'est prudence, même dans le malheur, de prendre les sentiments qu'il faut avoir.”
“C'est un sort plus triste que celui d'un vrai coupable, d'être accusé d'un crime que l'on n'a pas commis.”
“Éviter la guerre, tel est donc le devoir de tout homme sage: mais si l'on doit en arriver là, ce n'est pas une couronne sans gloire qu'une belle mort pour la cité; une mort sans beauté déshonore.”
“Il ne faut plus croire aux dieux, si l'injustice doit triompher de la justice.”
“Il vaut mieux ne pas remporter une victoire déshonorante que d'employer la haine et la force à faire chanceler la justice.”