
Ces plans d'urgence, évidemment nécessaires, ne règlent pas le problème de fond du système financier mondial : une spéculation sans règles et sans morale, empruntant le canal des paradis fiscaux. Et le système est devenu fou. Les États-Unis ont contaminé le reste du monde en exportant leurs maladies : l'effondrement de leur marché immobilier (avec deux millions de saisies annoncées), les dettes pourries des banques et en prime, ce qui n'est pas négligeable, une guerre d'Irak qui coûte 10 milliards d'euros par mois et que l'Amérique finance avec ses déficits.
Philippe Alexandre