“La nature vient au secours de tous les abandons ; là où tout manque, elle se redonne tout entière ; elle refleurit et reverdit sur tous les écroulements ; elle a le lierre pour les pierres et l'amour pour les hommes.”
“Vous appelez le génie à votre secours, lorsque le danger est imminent, et dès qu'il se présente, vous vous effrayez de lui.”
"Cette citation de Denis Diderot, tirée de 'Le Neveu de Rameau', met en lumière une contradiction humaine fondamentale : nous invoquons le génie (ou l'audace, l'innovation) pour résoudre des crises, mais lorsque cette force créatrice se manifeste avec toute sa puissance disruptive, nous reculons devant sa radicalité. Elle révèle notre ambivalence face au changement : nous désirons la transformation tout en craignant ses conséquences imprévisibles. Le génie, par essence, défie les conventions et bouscule l'ordre établi - exactement ce que nous redoutons lorsque nous sommes confrontés à son plein déploiement."
La citation explore la dialectique entre sécurité et innovation, entre conservation et révolution. Philosophiquement, elle évoque la peur existentielle devant l'inconnu et l'ambigüité de la liberté humaine : nous aspirons à être libérés des contraintes, mais l'exercice réel de cette liberté nous terrifie. Elle rejoint aussi l'idée hégélienne selon laquelle l'Esprit (ou le génie historique) avance souvent malgré les résistances de ceux-là mêmes qui l'ont appelé.
Cette citation reste criante d'actualité face aux défis contemporains : changement climatique (où l'on réclame des solutions radicales tout en résistant aux transformations nécessaires), révolution numérique (où l'on désire l'innovation tout en craignant ses impacts sociaux), ou crises politiques (où l'on souhaite des leaders forts tout en suspectant leur pouvoir). Elle décrit parfaitement notre époque de transitions accélérées où l'ambivalence face au progrès n'a jamais été aussi marquée.
On invoque l'audace dans le péril, puis on tremble devant son visage, Nous réclamons le changement en crise, mais fuyons son arrivée, L'innovation souhaitée devient redoutée une fois concrétisée, L'homme appelle le sauveur, puis craint le libérateur
“La nature vient au secours de tous les abandons ; là où tout manque, elle se redonne tout entière ; elle refleurit et reverdit sur tous les écroulements ; elle a le lierre pour les pierres et l'amour pour les hommes.”
“Le vrai secours aux misérables, c'est l'abolition de la misère.”
“Le tableau et le peintre se séparent quand ils ne sont plus d'aucun secours, l'un pour l'autre. Quand le tableau ne sait plus nourrir le peintre, quand le peintre ne sait plus nourrir sa peinture.”
“Nul ne se soucie de moi, songeait Rostov. Il n'y a personne pour me porter secours, personne pour me plaindre. Et dire qu'il y a quelque temps j'étais à la maison, plein de force et de joie, et que tout le monde m'aimait !”
“C'est à trop voir les êtres sous leur vraie lumière qu'un jour ou l'autre nous prend l'envie de les larguer. La lucidité est un exil construit, une porte de secours, le vestiaire de l'intelligence. C'en est aussi une maladie qui nous mène à la solitude.”
“Un jeune général qui a besoin d'une victoire livre souvent sans motif mainte bataille sanglante. L'avantage d'un général éprouvé, c'est qu'il n'est pas obligé de combattre pour montrer au monde l'art de vaincre.”
“Pauvre aveugle qu'égare un vain éclat ! Méprise ton pays natal ! Rougis de la piété antique de tes pères ! C'est avec de chaudes larmes qu'à la fin tu regretteras ton pays et les montagnes de tes pères.”
“Il est des moments où il faudrait oublier les vieux espoirs et s'en créer de nouveaux.”
“Vais-je admettre de me laisser serrer dans un corset, de laisser ficeler ma volonté par des lois ? La loi n'a jamais fait naître un seul grand homme : la liberté engendre des colosses et des extrêmes.”
“La vengeance ne profite pas ! Elle est à elle-même son aliment terrible, son plaisir c'est le meurtre, elle se rassasie d'horreur.”