Pendant des années, j'ai lutté contre mon cœur parce que j'avais peur de la tristesse, de la souffrance, de l'abandon. J'ai toujours su que le véritable amour était au-dessus de tout cela, et qu'il valait mieux mourir que de cesser d'aimer.
Faire ses adieux. C'était le plus difficile : une fois dans un asile, on s'accoutume à la liberté que procure l'univers de la folie, et on finit par prendre de mauvaises habitudes.
Les peurs, le manque de confiance en soi, la volonté de ne pas regarder tout ce qui est merveilleux parce que demain tout peut finir, et que l'on souffrira.
Ce qui existe,ce sont les echecs.Personne n'y echappe.Aussi vaut il mieux perdre quelques combats en luttant pour ses reves que d'etre battu sans seulement savoir pourquoi on lutte
Aujourd'hui, je suis convaincu que personne ne perd personne. C'est cela la vraie expérience de la liberté : avoir la chose la plus importante au monde sans la posséder.
Si je restais, le rêve deviendrait réalité, volonté de posséder, désir que ta vie m'appartienne... Enfin, toutes ces choses qui finissent par transformer l'amour en esclavage. C'est mieux, le rêve.
On nous considérera toujours comme un couple heureux, et personne ne saura ce qu'il y a de solitude, d'amertume, de renoncement derrière cette apparence de bonheur.