“La perfection n'existe pas; la comprendre est le triomphe de l'intelligence humaine; la désirer pour la posséder est la plus dangereuse des folies.”
“On peut dire que chaque trouble psychiatrique appartient à son époque, mais aussi que les particularités les plus singulières de la folie individuelle se retrouvent d'une époque à l'autre.”
"Cette citation explore la dialectique entre la dimension historique et la dimension transhistorique de la folie. Elle suggère que si les catégories diagnostiques et les manifestations sociales des troubles psychiatriques sont culturellement et historiquement situées (appartenant à 'son époque'), il existe simultanément un noyau d'expérience humaine radicale, une 'singularité' de la folie individuelle, qui transcende les contextes historiques spécifiques et se 'retrouve d'une époque à l'autre'. Cela interroge la nature même de la folie : est-elle une construction sociale variable ou une expérience humaine fondamentale aux expressions universelles ? La citation invite à penser la folie comme un phénomène à la fois relatif et absolu, modelé par son temps mais porteur d'une vérité existentielle qui lui survit."
Le sens philosophique profond réside dans la tension entre l'historicité et l'universalité de la condition humaine. D'un côté, elle rejoint les thèses de Michel Foucault ou d'Erving Goffman sur la folie comme construction sociale, produit des discours et des institutions d'une époque. De l'autre, elle évoque une dimension archétypale ou existentielle de la folie, une altérité radicale de la conscience qui serait une constante anthropologique. Cette dualité questionne les limites du relativisme culturel : y a-t-il un 'noyau dur' de l'expérience folle qui échappe aux déterminations historiques ? La citation suggère que la folie, dans sa singularité la plus extrême, touche à quelque chose d'intemporel dans l'âme humaine.
Cette citation est d'une brûlante actualité à l'ère des neurosciences et du tout-biologique en psychiatrie. Elle rappelle que derrière les modèles neurochimiques et les catégories diagnostiques en perpétuelle révision (troubles bipolaires, TDAH, autisme, etc.), il existe une expérience humaine singulière qui résiste à la réduction purement médicale ou historique. Elle invite à une psychiatrie plus humble, consciente de ses propres constructions culturelles, et plus à l'écoute de la subjectivité irréductible du patient. Dans un contexte de mondialisation, elle questionne aussi l'universalité présumée des troubles mentaux et la nécessité d'une approche transculturelle.
Les maladies de l'âme sont datées, mais la folie dans son essence est intemporelle., Si les diagnostics psychiatriques sont historiquement situés, l'expérience singulière de la déraison, elle, traverse les âges., La folie a une histoire, mais ses manifestations les plus individuelles semblent échapper au temps., Chaque époque nomme et cadre la folie à sa manière, pourtant son noyau le plus personnel se répète à travers l'histoire.
“La perfection n'existe pas; la comprendre est le triomphe de l'intelligence humaine; la désirer pour la posséder est la plus dangereuse des folies.”
“Tant pis si les fous ne peuvent parler sensément des folies que font les hommes sensés.”
“Aucune vie n'est complète sans une touche de folie.”
“La folie, c'est de faire tout le temps la même chose et de s'attendre à un résultat différent!”
“Non, folie! Plus d'espérance! Le pourvoi, c'est une corde qui vous tient suspendu au-dessus de l'abîme, et qu'on entend craquer à chaque instant, jusqu'à ce qu'elle se casse. C'est comme si le couteau de la guillotine mettait six semaines à tomber.”
“La folie est aussi ancienne que le genre humain. Le premier homme qui a dit "je" a peut-être éprouvé la déchirure de cette identité embryonnaire.”