“— Tu as raison, me dit-elle, l'ombre ici présente est sortie tantôt à cheval. Les guides étaient faites de mots d'amour, je crois, mais puisque les naseaux du brouillard et les sachets d'azur t'ont conduit à cette porte éternellement battante, entre et caresse-moi tout le long de ces marches semées de pensées.”
“L'énergie universelle, l'énergie qu'on prend partout, qui ne coûte rien, et qui fabrique tout, c'était la ruine des trusts du pétrole, de l'uranium, de toutes les matières premières. C'ÉTAIT LA FIN DES MARCHANDS.”
“Le temps s'enfuit que si on lui court après. — La licorne, dit-il, n'accepte que ce qui est parfait. Les habitudes, les petites indifférences, les humeurs, les joies pas tout à fait réussies, l'indulgence, tout ce qui fait finalement la vie d'un couple, et la rend possible, cela la blesse et la fait saigner. Les femmes aussi, parfois. La licorne s'en va, les femmes restent.”
“Ils montaient dans la nuit et la paix, vers le ciel étoilé, ils oubliaient la Terre et ses horreurs absurdes. Ils étaient ensemble, ils étaient bien, chaque instant de bonheur était une éternité.”
“L'inutile et le superflu sont plus indispensables à l'homme que le nécessaire. Le chant du merle est inutile, la rose est superflue. Le travail est nécessaire...”