“Me voici donc seul sur la terre, n'ayant plus de frère de prochain d'ami de société que moi-même. Le plus sociable et le plus aimant des humains en a été proscrit par un accord unanime. Ils ont cherché dans les raffinements de leur haine quel tourment pouvait être le plus cruel à mon âme sensible, et ils ont brisé violemment tous les liens qui m'attachaient à eux. J'aurais aimé les hommes en dépit d'eux-mêmes. Ils n'ont pu qu'en cessant de l'être se dérober à mon affection. Les voilà donc étrangers, inconnus, nuls enfin pour moi puisqu'ils l'ont voulu.”
“Je serre mon oreiller contre ma poitrine et j'y enfouis le visage. Je ne pleure pas. J'ai mal, c'est tout. La peine n'est pas aussi lourde à porter que la culpabilité, mais elle nous prend plus de choses.”
“Chez moi, il y a un miroir. Il se trouve à l'étage sur le palier, derrière un panneau coulissant. Les règles de notre faction m'autorisent à m'y regarder le deuxième jour de chaque trimestre, quand ma mère me coupe les cheveux.”
“J'aime Tris la Divergente, celle qui prend des décisions sans se soucier de loyauté envers une faction, l'Audacieuse qui n'est pas une caricature. Mais la Tris qui s'obstine à se détruire... je ne peux pas l'aimer”