Il ne faut pas banaliser la vie en dissociant être et destin, et en mettant à part ce qu'elle a de malheureux. On n'a pas le droit de tout trier. En tout, il y a tout. Il y a du tragique dans le superficiel et du frivole dans le tragique.
On s'arrête à une pompe alors que l'on a même pas besoin d'essence, on rencontre quelqu'un et la vie déraille. Non, le destin n'est pas cruel. Il est bête à pleurer.
A tout être humain ont été concédées deux qualités : le pouvoir et le don. Le pouvoir conduit l'homme à la rencontre de son destin ; le don l'oblige à partager avec les autres ce qu'il y a de meilleur en lui.
N'importe qui peut compatir aux souffrances d'un ami, mais seule une personne dotée d'une nature exceptionnelle est capable de se montrer sensible au succès d'un ami.