“La vengeance est un plat qui se mange froid ? Qui est le crétin qui a décrété ça ? La vengeance se mange chaud, chaud à s'échauder la langue, les amygdales, les viscères, chaud à s'ébouillanter les tripe”
“Dans les mythes et les légendes d'où sont tirées la plupart des tragédies, la fraternité est presque toujours associée à la réciprocité de la vengeance. Un examen attentif révèle que le héros tragique par excellence n'est pas l'individu solitaire, l'Œdipe de Freud et de la Poétique d'Aristote, mais le couple des frères ennemis, Étéocle et Polynice, Hamlet et Claudius.”
"Cette citation propose une relecture radicale de la tragédie occidentale en déplaçant le centre de gravité du héros individuel (Œdipe) vers la dyade conflictuelle. Elle suggère que la structure fondamentale du tragique ne réside pas dans la confrontation d'un individu avec le destin ou la loi, mais dans la relation mimétique et violente entre frères ou pairs. La fraternité, loin d'être un idéal pacifique, devient le creuset d'une rivalité mortifère où la vengeance crée une symétrie destructrice. Cette vision remet en cause l'individualisme psychanalytique (Freud) et la perspective aristotélicienne, pour privilégier une anthropologie du conflit relationnel."
La citation révèle que l'essence du tragique réside dans la réciprocité violente au sein des relations d'égalité (fraternité, parenté, rivalité). Elle pointe vers une vérité anthropologique : la violence naît souvent de la similitude et de la proximité, non de la différence. Les 'frères ennemis' incarnent le paradoxe d'une identité commune devenue source de division mortelle. Philosophiquement, cela évoque la pensée de René Girard sur le désir mimétique et le mécanisme du bouc émissaire, où la violence collective trouve sa résolution dans le sacrifice d'un tiers.
Cette perspective reste pertinente pour comprendre les conflits contemporains : guerres civiles (frères contre frères), rivalités politiques au sein des mêmes partis, conflits identitaires où la proximité culturelle engendre la violence. Elle éclaire aussi les dynamiques familiales modernes, les rivalités professionnelles, et les guerres culturelles où les opposants partagent souvent plus qu'ils ne le reconnaissent. Dans un monde polarisé, le concept de 'frères ennemis' décrit précisément les conflits où l'altérité radicale masque une inquiétante similitude.
Le noyau du tragique réside dans le conflit entre semblables, non dans la solitude héroïque, La tragédie authentique naît de la réciprocité violente entre frères, non du destin individuel, Contrairement au paradigme œdipien, c'est la rivalité fraternelle qui structure le tragique profond, Les véritables héros tragiques sont des paires en conflit : leur lutte définit l'essence du drame
“La vengeance est un plat qui se mange froid ? Qui est le crétin qui a décrété ça ? La vengeance se mange chaud, chaud à s'échauder la langue, les amygdales, les viscères, chaud à s'ébouillanter les tripe”
“Qui sème la haine récolte la violence, la vengeance, la mort…”
“La vengeance est boiteuse, elle vient à pas lents mais elle vient.”
“Quand il s'agit d'offenser un homme, il faut le faire de telle manière qu'on ne puisse redouter sa vengeance.”
“La vengeance est un acte de faiblesse, non de force.”
“L'amitié est cette coïncidence parfaite de deux désirs. Mais l'envie et la jalousie ne sont pas autre chose. La mimesis du désir est à la fois le ressort de ce que l'amitié offre de meilleur et de ce que la haine a de pire.”
“L'amitié est cette coïncidence parfaite de deux désirs. Mais l'envie et la jalousie ne sont pas autre chose. La mimesis du désir est à la fois le ressort de ce que l'amitié offre de meilleur et de ce que la haine a de pire.”
“Il faut voir dans les mythes le récit nécessairement déformé d'une violence collective spontanée qui rassemble à nouveau une communauté que la rivalité mimétique a fait voler en éclats.”
“L'amitié est cette coïncidence parfaite de deux désirs. Mais l'envie et la jalousie ne sont pas autre chose. La mimesis du désir est à la fois le ressort de ce que l'amitié offre de meilleur et de ce que la haine a de pire.”
“Une victoire sur l'amour-propre nous permet de descendre profondément dans le Moi et nous livre, d'un même mouvement, la connaissance de l'Autre. À une certaine profondeur le secret de l'Autre ne diffère pas de notre propre secret.”