“L'ignorance, comme le silence, est un refuge merveilleux où s'engouffrent toutes les rébellions, tous les dégoûts, toutes les protestations de la conscience.”
Yves Thériault (1915-1983) est un écrivain québécois prolifique et autodidacte, considéré comme l'un des premiers auteurs à donner une voix authentique aux peuples autochtones et aux communautés marginalisées du Canada. Issu d'un milieu modeste, il développe un style direct, brut et viscéral, caractérisé par une narration rapide et des dialogues percutants. Son œuvre, composée de romans, contes, nouvelles et scénarios radiophoniques, explore souvent la violence, la révolte et la quête d'identité, avec une empathie particulière pour les figures en marge de la société.
Courant : Littérature engagée et réalisme social, avec des influences du roman psychologique et du naturalisme. Techniques : Utilisation d'un langage dépouillé et rythmé, narration à la troisième personne omnisciente, dialogues vifs, structures narratives linéaires mais intenses. Philosophie : Focus sur la condition humaine dans des contextes de tension culturelle ou sociale, critique des injustices, exploration des conflits entre tradition et modernité.
Thériault a écrit plus de 50 ouvrages, dont certains sous pseudonymes comme 'Michaël G. G.'.
Il a travaillé comme trappeur, camionneur et journaliste, expériences qui ont nourri son écriture.
Malgré son succès, il a vécu une grande partie de sa vie dans une relative pauvreté.
Son roman 'Agaguk' a été adapté au cinéma en 1992.
Il est l'un des premiers auteurs québécois à avoir intégré des personnages autochtones complexes et non stéréotypés.
“L'ignorance, comme le silence, est un refuge merveilleux où s'engouffrent toutes les rébellions, tous les dégoûts, toutes les protestations de la conscience.”
“L'ignorance, comme le silence, est un refuge merveilleux où s'engouffrent toutes les rébellions, tous les dégoûts, toutes les protestations de la conscience.”
“L'eau, si on sait l'entendre, si on en apprend la langue, ouvrira toute la connaissance des êtres et des choses.”
“La punition de l'homme, c'est de posséder le souvenir.”
“C'est une suite de preuves dans la vie. On vit en se prouvant les décisions, en se prouvant les actes.”
“Faculté merveilleuse de la vieillesse que de se fermer l'esprit à tout souvenir désagréable.”
“Entre gens de même sincérité, point besoin de serments. Il suffit d'une phrase fermement dite.”
“La punition de l'homme, c'est de posséder le souvenir.”
“La solitude est vraiment la mère de bien des choses. Elle peut même être la mère de l'amour.”
“Nulle solitude n'est plus grande que celle, peuplée hier, qui s'offre aujourd'hui vidée de ses présences.”
“Y a-t-il donc vraiment, tel que le disent les fanatiques du destin réglé par les astres, une ordonnance préalable de tout ce que nous sommes et de tout ce que nous serons ?”
“La solitude est mauvaise pour l'homme. C'est un état de malheur.”
“Quarante ans, l'âge des belles sciences, de la connaissance des gestes.”
“La solitude est mauvaise pour l'homme. C'est un état de malheur.”
“Intégrer, cela veut dire absorber en soi un peuple jusqu'à ce que rien ne subsiste de lui qu'un souvenir et les mensonges odieux des manuels d'histoire.”
“Il y a toujours de la joie dans la musique.”
“Par dessus tout, la civilisation, c'est d'avoir pu libérer la femme de ses servitudes.”
“Riche et opprimé, c'est infiniment mieux que pauvre et persécuté. L'argent achète les compensations.”
“Nulle solitude n'est plus grande que celle, peuplée hier, qui s'offre aujourd'hui vidée de ses présences.”
“Un cerveau tranquille, c'est l'essentiel d'une bonne vie. On le dit. Avoir la paix de l'esprit, c'est le plus grand des biens...”