“Le sang paternel hait, plein d'amour et d'orgueil, tandis que le sang maternel, plein de haine, aime et cohabite.”
William Faulkner (1897-1962), romancier américain originaire du Mississippi, est considéré comme l'une des figures majeures de la littérature du XXe siècle. Lauréat du prix Nobel de littérature en 1949, il a consacré l'essentiel de son œuvre à dépeindre le déclin de l'aristocratie sudiste et les tensions raciales et sociales du Sud profond. Son style se caractérise par des phrases longues, complexes et sinueuses, un recours fréquent au monologue intérieur et à la technique du flux de conscience, ainsi qu'une narration non linéaire qui défie la chronologie traditionnelle. La plupart de ses romans se déroulent dans le comté fictif de Yoknapatawpha, microcosme du Sud américain qu'il a patiemment construit.
Faulkner est souvent associé au modernisme littéraire. Sa philosophie est marquée par une profonde exploration de la condition humaine, du poids de l'histoire, de la culpabilité, de la déchéance et de la résilience. Sur le plan technique, il utilise abondamment le monologue intérieur, les points de vue multiples et la fragmentation narrative. Il s'intéresse à la subjectivité du temps (illustrée par sa célèbre phrase 'Le passé n'est jamais mort. Il n'est même pas passé') et à la complexité psychologique de ses personnages, souvent hantés par leurs actes ou leur héritage familial.
Faulkner a écrit le scénario du film 'Le Grand Sommeil' (1946) avec Howard Hawks, adapté du roman de Raymond Chandler.
Il a travaillé comme scénariste à Hollywood pour subvenir à ses besoins, tout en écrivant ses romans le soir.
Il était un grand amateur d'équitation et de chasse.
Son discours de réception du prix Nobel, sur le devoir de l'écrivain à explorer 'les problèmes du cœur humain en conflit avec lui-même', est resté célèbre.
Il a volontairement utilisé une ponctuation minimaliste et des phrases extrêmement longues pour créer un effet d'immersion et de confusion calculée.
“Le sang paternel hait, plein d'amour et d'orgueil, tandis que le sang maternel, plein de haine, aime et cohabite.”
“Le suprême degré de la sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue pendant qu'on les poursuit.”
“Je n'ai jamais eu de meilleur ami que moi-même.”
“Seule la vérité peut affronter l'injustice.”
“Il croyait que c’était à la solitude qu’il tentait d’échapper, et non à lui-même.”
“Le soir, après la sortie de l'école, quand le dernier était parti avec son petit nez morveux, au lieu de rentrer à la maison, je descendais la colline jusqu'à la source où je pouvais trouver le calme et les haïr.”
“N'ayez jamais peur d'élever la voix pour l'honnêteté, la vérité et la compassion contre l'injustice, le mensonge et la cupidité. Si les gens du monde entier faisaient cela, cela changerait la terre.”
“Il croyait que c'était à la solitude qu'il tentait d'échapper, et non pas à lui-même. Mais la rue continuait. Tel un chat, il n'attachait aucune importance aux endroits. Mais, nulle part il ne trouvait la paix.”
“C'est drôle de le voir. Il a l'air d'un homme qui, incapable de jouer un air, souffle bien fort dans une trompette dans l'espoir que, dans une minute, ça deviendra de la musique.”
“La sagesse suprême est d'avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre du regard tandis qu'on les poursuit.”
“Comme nos vies se défont dans le vide et le silence! Gestes las qu'avec lassitude on répète, échos de vieilles contraintes tirés par des bras sans mains d'instruments sans cordes. Au coucher du soleil, nous prenons des attitudes furieuses, avec des gestes morts de poupées.”
“Oui, Monsieur. C'est comme ça que sont les femmes. Et il n'en coûte pas beaucoup à un homme de se prêter de temps en temps à leurs caprices. Car elles le méritent : elles n'ont pas une vie facile.”
“Les arbres ressemblent aux poulets quand ils ébouriffent leurs plumes dans la poussière fraîche, les jours de grande chaleur. Si je saute de la véranda, je tomberai là où le poisson se trouvait, le poisson tout coupé maintenant en morceaux de non-poisson.”
“Comme nos vies se défont dans le vide et le silence! Gestes las qu'avec lassitude on répète, échos de vieilles contraintes tirés par des bras sans mains d'instruments sans cordes. Au coucher du soleil, nous prenons des attitudes furieuses, avec des gestes morts de poupées.”
“Et, pendant ce temps-là, John Sartoris dormait parmi les chérubins guerriers au sein de l'inutile et vaine gloire d'on ne savait quel Dieu qu'il n'avait pas dédaigné de reconnaître.”
“La sagesse suprême était d'avoir des rêves assez grands pour ne pas perdre du regard tandis qu'on les poursuit.”
“Elle avait été obstinément martelée, laminée chaque jour d'avantage, comme un métal passif et malléable, jusqu'à n'être plus qu'une réduction d'espoirs vagues, de désirs frustrés, indécis et pâles aujourd'hui comme des cendres éteintes.”
“Aucune guerre n'est jamais remportée. Elles ne sont même jamais combattues. Le champ de bataille ne fait que révéler à l'homme sa folie et son désespoir.”
“Comme nos vies se défont dans le vide et le silence! Gestes las qu'avec lassitude on répète, échos de vieilles contraintes tirés par des bras sans mains d'instruments sans cordes. Au coucher du soleil, nous prenons des attitudes furieuses, avec des gestes morts de poupées.”
“Je me figure que les démons et leurs semblables, et le diable lui-même, ne sont pas aussi coupables aux yeux de Dieu que voudraient le faire croire maintes gens qui prétendent connaître sur le bout du doigt toutes ses affaires.”