“La bonhomie est le plus charmant des visages ou le plus hideux des masques.”
Victor Hugo (1802-1885) est une figure monumentale de la littérature française du XIXe siècle, à la fois poète, dramaturge et romancier. Son œuvre immense, marquée par un engagement politique et social constant, traverse le romantisme dont il devient le chef de file. Son style se caractérise par une puissance verbale exceptionnelle, un goût pour le contraste entre le sublime et le grotesque, et une maîtrise de la langue qui lui permet d'explorer tous les registres, de l'épique au lyrique en passant par le satirique. Sa vie, intimement liée aux soubresauts de l'histoire de France (Premier Empire, Restauration, Monarchie de Juillet, Deuxième République, Second Empire, Troisième République), nourrit une écriture toujours engagée en faveur des humbles et contre toutes les formes d'injustice.
Victor Hugo est le principal représentant du romantisme français, un mouvement qui privilégie l'expression des émotions, l'imaginaire, la liberté créatrice et la révolte contre les règles classiques. Sa philosophie est profondément humaniste et progressiste. Il défend ardemment des causes comme l'abolition de la peine de mort, la liberté de la presse, l'éducation pour tous et la démocratie. Sur le plan technique, il révolutionne le théâtre avec sa préface de 'Cromwell' (1827), véritable manifeste du drame romantique qui rejette les unités classiques et mêle les genres. En poésie, il explore toutes les formes (odes, ballades, élégies, satires) et publie des recueils fondateurs comme 'Les Contemplations' ou 'La Légende des siècles', une épopée de l'humanité.
Victor Hugo était un dessinateur prolifique et talentueux, ayant produit près de 3 000 dessins, souvent à l'encre brune, avec des techniques expérimentales comme les taches d'encre ou l'utilisation de dentelle comme pochoir.
Pendant son exil à Guernesey, il a aménagé une chambre vitrée sur le toit de sa maison, 'Hauteville House', pour écrire debout face à l'océan.
Il a participé à des séances de spiritisme durant son exil à Jersey, expériences qui ont influencé certaines parties de son œuvre, notamment 'Les Contemplations'.
Le manuscrit des 'Misérables' a été envoyé à l'éditeur dans une célèbre malle, aujourd'hui exposée à la Maison de Victor Hugo à Paris.
Il a prononcé à l'Assemblée législative, en 1850, un discours célèbre et prophétique commençant par : 'Je représente une idée : l'avenir.'
“La bonhomie est le plus charmant des visages ou le plus hideux des masques.”
“Pitié pour les malheureux, mais indulgence pour les heureux.”
“Maintenant je suis captif. Mon corps est aux fers dans un cachot, mon esprit est en prison dans une idée. Une horrible, une sanglante, une implacable idée ! Je n'ai plus qu'une pensée, qu'une conviction, qu'une certitude : condamné à mort !”
“L'amnistie était une mesure de puissance. C'était la porte de la clémence ouverte par la force.”
“Partout où la peine de mort est prodiguée, la barbarie domine ; partout où la peine de mort est rare, la civilisation règne.”
“Mieux vaudrait encore un enfer intelligent qu'un paradis bête.”
“Pensée d'avril - Ce qui fait la beauté d'un rosier fait la laideur d'une femme, avoir beaucoup de boutons.”
“L'agonie a ses ruades. En langue politique, cela s'appelle réaction.”
“Maintenant je suis captif. Mon corps est aux fers dans un cachot, mon esprit est en prison dans une idée. Une horrible, une sanglante, une implacable idée ! Je n'ai plus qu'une pensée, qu'une conviction, qu'une certitude : condamné à mort !”
“S'il n'y avait pas quelqu'un qui aime, le soleil s'éteindrait.”
“On contemplait la mer, on écoutait le vent, on se sentait gagner par l'assoupissement de l'extase. Quand les yeux sont remplis d'un excès de beauté et de lumière, c'est une volupté de les fermer. Tout à coup on se réveillait. Il était trop tard. La marée avait grossi peu à peu. L'eau enveloppait le rocher. On était perdu. Redoutable blocus que celui-ci : la mer montante. La marée croît insensiblement d'abord, puis violemment. Arrivée aux rochers, la colère la prend, elle écume.”
“Eponine et Azelma ne regardaient pas Cosette. C'était pour elles comme un chien. Ces trois petites filles n'avaient pas vingt-quatre ans à elles trois, et elles représentaient déjà toute la société des hommes : d'un côté l'envie, de l'autre le dédain.”
“Il y a des gens qui ont une bibliothèque comme les eunuques un harem.”
“L'homme attentif qui lit les grands livres éprouve parfois au milieu de la lecture de certains refroidissements subits suivis d'une sorte d'excès de chaleur.”
“Pourquoi donc nos désirs, nos volontés, nos affections sont-ils si loin de nous, si nous sommes condamnés à ne jamais les suivre !”
“Il existe une chose plus puissante que toutes les armées du monde, c'est une idée dont l'heure est venue.”
“Regarder le ciel dans le télescope, c’est une indiscrétion.”
“On dit que l'esclavage a disparu de la civilisation européenne. C'est une erreur. Il existe toujours, mais il ne pèse plus que sur la femme, et il s'appelle prostitution”
“Rien n'est stupide comme vaincre ; la vraie gloire est convaincre.”
“Une idée fixe aboutit à la folie ou à l'héroïsme.”