Toni Morrison (1931-2019), née Chloe Ardelia Wofford, est une romancière, éditrice et professeure américaine, première femme noire à recevoir le prix Nobel de littérature en 1993. Son œuvre explore l'expérience afro-américaine à travers une prose lyrique et poétique, mêlant réalisme, mythe et éléments surnaturels. Son style se caractérise par une narration polyphonique, une temporalité non linéaire et un langage sensoriel riche qui recrée la musicalité de la tradition orale noire.
Style & Philosophie
Courant : Postmodernisme afro-américain, Réalisme magique noir. Techniques : Utilisation du 'rememory' (mémoire collective), narration fragmentée, mélange de dialectes, incorporation du folklore africain-américain, déconstruction des conventions narratives blanches. Philosophie : Centrale sur les questions d'identité raciale, de trauma historique, de mémoire collective et de résilience culturelle.
Le saviez-vous ?
Son pseudonyme 'Toni' vient de son nom de baptême Anthony, pris lors de sa conversion au catholicisme à 12 ans Elle a édité les mémoires de Muhammad Ali et les œuvres de Toni Cade Bambara Elle écrivait toujours à la main, assise par terre avec un cahier sur les genoux Le manuscrit original de 'Beloved' est conservé à la Bibliothèque du Congrès Elle a enseigné à Princeton tout en refusant d'être limitée à un programme d'études noires
Chronologie
1931 : Naissance à Lorain, Ohio
1953 : Licence en anglais à l'Université Howard
1965 : Éditrice chez Random House
1970 : Publication de 'The Bluest Eye'
1977 : 'Song of Solomon' - National Book Critics Circle Award
“Le temps était si lumineux, plus lumineux qu'à son souvenir. Ayant absorbé tout le bleu du ciel, le soleil se prélassait dans un paradis blanc, menaçait Lotus, torturait son paysage, mais échouait, échouait, sans cesse échouait à le réduire au silence”
“De nos jours, on juge le silence étrange et ceux de ma race, pour la plupart, ont oublié combien peut être beau le fait de signifier beaucoup en disant peu.”
“Recevoir le pouvoir de dominer autrui est chose difficile, s'emparer de force de ce pouvoir est chose erronée, donner ce pouvoir sur soi-même à autrui est chose mauvaise.”
“Chacune trouvait seule le chemin de sa maison, enveloppée dans un suaire cousu de colère, de désir, d'orgueil, de vengeance, de solitude, de souffrance, de défaite et de faim.”
“C'est la haine qui fait cet effet. Elle consume tout, sauf elle-même, si bien que, quel que soit votre chagrin, votre visage devient exactement le même que celui de votre ennemi.”
“C'est la haine qui fait cet effet. Elle consume tout, sauf elle même, si bien que, quelque soit votre chagrin, votre visage devient exactement le même que celui de votre ennemi.”
“Violette est toujours quasi muette. Avec le temps ses silences agacent son mari, puis l'intriguent et finalement le dépriment. Il est marié à une femme qui parle surtout à ses oiseaux. Dont un qui lui répond : "Je t'aime."”
“C'est la haine qui fait cet effet. Elle consume tout, sauf elle-même, si bien que, quel que soit votre chagrin, votre visage devient exactement le même que celui de votre ennemi.”
“Chacune trouvait seule le chemin de sa maison, enveloppée dans un suaire cousu de colère, de désir, d'orgueil, de vengeance, de solitude, de souffrance, de défaite et de faim.”
“Le soleil de biais coupe les immeubles en deux comme un rasoir. Dans la moitié du haut je vois des visages qui regardent, difficile de dire qui sont les gens, qui l'œuvre des maçons. En bas, c'est l'ombre où a lieu n'importe quel truc blasé : clarinette ou baise, des poings et les voix tristes des femmes. Une ville comme celle-là me fait rêver grand et sentir les choses. Au secours. C'est l'acier brillant qui se balance au-dessus de l'ombre qui fait ça. quand je regarde les rubans d'herbe verte le long du fleuve, les clochers des églises et les entrées cuivre et crème des immeubles résidentiels, je suis forte.”
“Le soleil de biais coupe les immeubles en deux comme un rasoir. Dans la moitié du haut je vois des visages qui regardent, difficile de dire qui sont les gens, qui l'œuvre des maçons. En bas, c'est l'ombre où a lieu n'importe quel truc blasé : clarinette ou baise, des poings et les voix tristes des femmes. Une ville comme celle-là me fait rêver grand et sentir les choses. Au secours. C'est l'acier brillant qui se balance au-dessus de l'ombre qui fait ça. quand je regarde les rubans d'herbe verte le long du fleuve, les clochers des églises et les entrées cuivre et crème des immeubles résidentiels, je suis forte.”
“Recevoir le pouvoir de dominer autrui est chose difficile, s'emparer de force de ce pouvoir est chose erronée, donner ce pouvoir sur soi-même à autrui est chose mauvaise.”
“Le soleil de biais coupe les immeubles en deux comme un rasoir. Dans la moitié du haut je vois des visages qui regardent, difficile de dire qui sont les gens, qui l'œuvre des maçons. En bas, c'est l'ombre où a lieu n'importe quel truc blasé : clarinette ou baise, des poings et les voix tristes des femmes. Une ville comme celle-là me fait rêver grand et sentir les choses. Au secours. C'est l'acier brillant qui se balance au-dessus de l'ombre qui fait ça. quand je regarde les rubans d'herbe verte le long du fleuve, les clochers des églises et les entrées cuivre et crème des immeubles résidentiels, je suis forte.”
“La récolte du coton brisait le corps mais rendait l'esprit libre pour des rêves de vengeance, des images de plaisir illégal - voire d'ambitieux projets d'évasion”
“Chacune trouvait seule le chemin de sa maison, enveloppée dans un suaire cousu de colère, de désir, d'orgueil, de vengeance, de solitude, de souffrance, de défaite et de faim.”
“La récolte du coton brisait le corps mais rendait l'esprit libre pour des rêves de vengeance, des images de plaisir illégal - voire d'ambitieux projets d'évasion”
“Dans le silence qui suivit l'explosion, les plaintes flottèrent comme les notes de violoncelle bon marché qui émanent des cages à bestiaux dans lesquelles les bovins flairent leur avenir baigné de sang.”
“C'est la haine qui fait cet effet. Elle consume tout, sauf elle-même, si bien que, quel que soit votre chagrin, votre visage devient exactement le même que celui de votre ennemi.”