“L'ambitieux se rêve au faîte du pouvoir, tout en s'aplatissant dans la boue du servilisme.”
Honoré de Balzac (1799-1850) est un écrivain français majeur du XIXe siècle, considéré comme l'un des fondateurs du roman réaliste. Issu d'une famille bourgeoise, il abandonne des études de droit pour se consacrer à l'écriture, connaissant d'abord des échecs littéraires et des difficultés financières qui marqueront son œuvre. Son style se caractérise par des descriptions minutieuses, une analyse psychologique approfondie des personnages, et une ambition totalisante de peindre la société française de son temps. Balzac développe le concept de « retour des personnages » qui circulent d'un roman à l'autre, créant ainsi l'unité de sa monumentale « Comédie Humaine ».
Courant : Réalisme littéraire avec des influences romantiques. Philosophie : Matérialisme, intérêt pour les déterminismes sociaux et économiques. Techniques : Description exhaustive (vêtements, décors, physionomies), monologues intérieurs, narration omnisciente, structure cyclique avec personnages récurrents, utilisation de détails symboliques. Balzac considérait l'écriture comme une « concurrence avec l'état civil » visant à cataloguer tous les types sociaux.
Balzac buvait jusqu'à 50 tasses de café par jour pour travailler
Il s'endetta considérablement en achetant des objets d'art et des curiosités
Il écrivait souvent 15 heures d'affilée, vêtu d'une robe de moine
Il projetait d'écrire 137 romans pour « La Comédie Humaine », mais n'en acheva que 91
Son personnage Vautrin inspira le terme « vautrinisme » désignant la manipulation sociale
“L'ambitieux se rêve au faîte du pouvoir, tout en s'aplatissant dans la boue du servilisme.”
“Ce qui rend les amitiés indissolubles et double leur charme, est un sentiment qui manque à l'amour, la certitude.”
“Je n'ai qu'une seule bonne qualité, c'est la persistante énergie des rats, qui rongeraient l'acier s'ils vivaient autant que les corbeaux.”
“Les existences faibles vivent dans les douleurs, au lieu de les changer en apophtegmes d'expérience, elles s'en saturent, et s'usent en rétrogradant chaque jour dans les malheurs consommés.”
“Les plus beaux portraits de Titien, de Raphaël et de Léonard de Vinci sont dus à des sentiments exaltés, qui, sous diverses conditions engendrent d'ailleurs tous les chefs-d'œuvre.”
“On trouve plus facilement la sagesse chez un homme seul que chez une nation entière.”
“La liberté enfante l'anarchie, l'anarchie conduit au despotisme et le despotisme ramène la liberté.”
“Il faut toujours bien faire ce qu'on fait, même une folie.”
“Être fidèle à la vertu, martyre sublime ! Bah ! tout le monde croit à la vertu ; mais qui est vertueux ? Les peuples ont la liberté pour idole ; mais où est sur la terre un peuple libre ?”
“Un homme n'est pas tout à fait misérable s'il est superstitieux. Une superstition vaut une espérance.”
“Il n'est pas de douleur que le sommeil ne sache vaincre.”
“Il est dans le caractère français de s'enthousiasmer, de se colérer, de se passionner pour le météore du moment, pour les bâtons flottants de l'actualité. Les êtres collectifs, les peuples, seraient-ils donc sans mémoire?”
“Et l'on peut dire avec assurance que si la Vendée fit du brigandage une guerre, la Bretagne fit de la guerre un brigandage”
“L'effet le plus essentiel de l'élégance est de cacher les moyens. Tout ce qui révèle une économie est inélégant.”
“L'espérance n'est-elle pas meilleure que le souvenir? (La Bourse)”
“Un homme qui se vante de ne jamais changer d'opinion est un homme qui se charge d'aller toujours en ligne droite, un niais qui croit à l'infaillibilité. Il n'y a pas de principes, il n'y a que des événements ; il n'y a pas de lois, il n'y a que des circonstances : l'homme supérieur épouse les événements et les circonstances pour les conduire. S'il y avait des principes et des lois fixes, les peuples n'en changeraient pas comme nous changeons de chemises.”
“La liberté enfante l'anarchie, l'anarchie conduit au despotisme et le despotisme ramène la liberté.”
“La solitude est la souffrance multipliée par l'infini.”
“Concevoir, disait-il, c'est jouir, c'est fumer des cigarettes enchantées ; mais sans l'exécution, tout s'en va en rêve et en fumée : Le travail constant, a-t-il dit encore, est la loi de l'art comme celle de la vie ; car l'art, c'est la création idéalisée. Aussi les grands artistes, les poètes, n'attendent-ils ni les commandes, ni les chalands ; ils enfantent aujourd'hui, demain, toujours. Il en résulte cette perpétuelle connaissance des difficultés qui les maintient en concubinage avec la Muse.”
“Si l'on excuse les fautes du pouvoir, on le condamne après son abdication.”