Citations Friedrich Nietzsche - page 12

Friedrich Nietzsche (1844-1900) est un philosophe, philologue et poète allemand dont la pensée radicale a profondément marqué la philosophie contemporaine. Issu d'une famille pastorale, il devient professeur de philologie à 24 ans avant de démissionner pour raisons de santé. Son style littéraire est caractérisé par une écriture aphoristique, poétique et souvent polémique, mêlant réflexions philosophiques, métaphores provocantes et fragments lyriques. Contrairement aux systèmes philosophiques traditionnels, Nietzsche privilégie une pensée en fragments qui invite à une lecture active et interprétative.

Style & Philosophie

Nietzsche appartient au courant de la philosophie continentale et est considéré comme un précurseur de l'existentialisme et du postmodernisme. Ses techniques incluent : la généalogie (analyse historique des concepts moraux), la déconstruction des valeurs traditionnelles, l'usage de paradoxes, et la création de concepts novateurs comme le 'Surhomme', 'la Volonté de puissance' et 'l'Éternel Retour'. Sa méthode combine critique historique, perspectivisme et une approche psychologique des phénomènes culturels.

Le saviez-vous ?

Nietzsche a composé de la musique et considérait Richard Wagner comme son ami avant leur rupture philosophique
Il a écrit la majeure partie de son œuvre en seulement 10 ans, entre 1878 et 1888
Sa sœur Elisabeth a falsifié certains de ses textes pour les rendre compatibles avec l'idéologie nazie
Il a inventé le terme 'nihilisme' pour décrire la crise des valeurs européennes
Pendant sa folie, il signait ses lettres 'Dionysos' ou 'Le Crucifié'

Chronologie

 
1844 : Naissance à Röcken, Prusse
 
1869 : Nomination comme professeur de philologie à Bâle
 
1872 : Publication de 'La Naissance de la tragédie'
 
1878 : Rupture avec Wagner, publication de 'Humain, trop humain'
 
1882 : Rencontre avec Lou Andreas-Salomé
 
1883-1885 : Rédaction de 'Ainsi parlait Zarathoustra'
 
1889 : Crise mentale définitive à Turin
 
1900 : Mort à Weimar

Œuvres Principales

  • La Naissance de la tragédie (1872)
  • Considérations inactuelles (1873-1876)
  • Humain, trop humain (1878)
  • Aurore (1881)
  • Le Gai Savoir (1882)
  • Ainsi parlait Zarathoustra (1883-1885)
  • Par-delà bien et mal (1886)
  • Généalogie de la morale (1887)
  • Le Crépuscule des idoles (1888)
  • L'Antéchrist (1888)
  • Ecce Homo (1888, publié en 1908)

Auteurs Associés

Arthur Schopenhauer (influence philosophique initiale) Fiodor Dostoïevski (exploration psychologique similaire) Michel Foucault (méthode généalogique) Albert Camus (existentialisme et absurdité) Martin Heidegger (interprétation philosophique) Emil Cioran (style aphoristique et pessimisme) Georges Bataille (transgression des limites) Pierre Klossowski (interprétation littéraire)
  • “Il faut connaître non seulement la marche hardie, légère, délicate et rapide de ses propres pensées, mais avant tout la disposition aux grandes responsabilités, la hauteur et la profondeur du regard impérieux, le sentiment d'être séparé de la foule, des devoirs et des vertus de la foule, la protection et la défense bienveillante de ce qui est mal compris et calomnié, que ce soit Dieu ou le diable ; le penchant et l'habileté à la suprême justice, l'art du commandement, l'ampleur de la volonté, la lenteur du regard qui rarement admire, rarement se lève et aime rarement...”

  • “Les hommes affligés d'une profonde tristesse se trahissent lorsqu'ils sont heureux : ils ont une façon de saisir le bonheur comme s'ils voulaient l'étreindre et l'étouffer par jalousie Hélas ! ils savent trop bien que le bonheur fuit devant eux !”

  • “Celui qui lutte contre les monstres doit veiller à ne pas le devenir lui-même. Or, quand ton regard pénètre longtemps au fond d'un abîme, l'abîme, lui aussi, pénètre en toi.”

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  • “Wagner est une calamité pour la musique. Il a pressenti en elle le moyen d'exciter les nerfs fatigués et par là il a rendu la musique malade.”

  • “On est comédien lorsque l'on a sur le reste de l'humanité un avantage: c'est de s'être rendu compte que ce qui doit produire une impression de vérité ne doit pas être vrai.”

  • “La colère, comme toutes les passions, est d'abord un état du corps. Celui-ci est interprété ensuite. Plus tard, l'interprétation provoque l'état.”

  • “Les hommes affligés d'une profonde tristesse se trahissent lorsqu'ils sont heureux : ils ont une façon de saisir le bonheur comme s'ils voulaient l'étreindre et l'étouffer par jalousie Hélas ! ils savent trop bien que le bonheur fuit devant eux !”

  • “La mission suprême de l'art consiste à libérer nos regards des terreurs obsédantes de la nuit, à nous guérir des douleurs convulsives que nous causent nos actes volontaires.”

  • “Il y a une maîtrise de soi, à la fois délicate et noble, qui consiste à ne louer, en admettant que l'on soit disposé à louer, que quand on n'est pas d'accord. Dans le cas contraire, on se louerait soi-même, ce qui est contraire au bon goût.”

  • “On ne sait, si Dieu doit avoir plus de reconnaissance à l'égard du diable, ou le diable plus de reconnaissance à l'égard de Dieu, de ce que tout se soit ainsi passé.”

  • “Celui qui nie sa propre vanité la possède généralement sous une forme si brutale qu'il ferme instinctivement les yeux devant elle pour ne pas avoir à se mépriser.”

  • “« Il y a parmi les chrétiens, une sorte de critère de la vérité que l'on appelle « La preuve par l'efficace ». « La foi rend bienheureux : donc elle est vraie. ON doit être heureux parce que l'on croit ».”

  • “La compassion contrarie en tout la grande loi de l'évolution, qui est la loi de la sélection. Elle préserve ce qui est mûr pour périr, elle s'arme pour la défense des déshérités et des condamnés de la vie, et, par la multitude des ratés de tout genre qu'elle maintient en vie, elle donne à la vie même un aspect sinistre et équivoque.”

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  • “Il faut connaître non seulement la marche hardie, légère, délicate et rapide de ses propres pensées, mais avant tout la disposition aux grandes responsabilités, la hauteur et la profondeur du regard impérieux, le sentiment d'être séparé de la foule, des devoirs et des vertus de la foule, la protection et la défense bienveillante de ce qui est mal compris et calomnié, que ce soit Dieu ou le diable ; le penchant et l'habileté à la suprême justice, l'art du commandement, l'ampleur de la volonté, la lenteur du regard qui rarement admire, rarement se lève et aime rarement...”

  • “Enfin, je pose la question : une femme a-t-elle jamais accordé la profondeur à un cerveau de femme, à un cœur de femme la justice ? Et n'est-il pas vrai que, tout compte fait, « la femme » a surtout été mésestimée par les femmes et non par nous ?”