“Y a-t-il une histoire impartiale ? Comment un historien juge-t-il qu'un fait est notable ou non ? Il en juge arbitrairement.”
Anatole France, pseudonyme de François-Anatole Thibault (1844-1924), est un écrivain français, lauréat du prix Nobel de littérature en 1921. Fils de libraire, il baigne dès l'enfance dans l'univers des livres. Son style se caractérise par une prose élégante, ironique et sceptique, mêlant érudition historique, fantaisie poétique et critique sociale. D'abord influencé par le Parnasse, il évolue vers un humanisme teinté de pessimisme souriant, utilisant souvent l'allégorie et la satire pour dépeindre les travers de la société et les illusions humaines.
France appartient d'abord au courant parnassien, prônant l'art pour l'art, avant d'évoluer vers un scepticisme humaniste influencé par Érasme, Voltaire et les Lumières. Ses techniques incluent l'ironie légère, la parodie historique, la mise en abyme et le dialogue philosophique. Il utilise fréquemment des narrateurs savants ou naïfs pour critiquer les institutions (Église, armée, justice) et défendre les causes sociales (affaire Dreyfus, séparation de l'Église et de l'État).
Il collectionnait les éditions rares et possédait une bibliothèque de plus de 8 000 volumes
Son pseudonyme 'France' vient du surnom familial 'France' donné à son père libraire
Il fut l'un des premiers à soutenir publiquement le capitaine Dreyfus
Marcel Proust le pasticha dans 'Les Plaisirs et les Jours'
Il refusa la Légion d'honneur à plusieurs reprises
Ses funérailles civiles en 1924 donnèrent lieu à d'importantes manifestations républicaines
“Y a-t-il une histoire impartiale ? Comment un historien juge-t-il qu'un fait est notable ou non ? Il en juge arbitrairement.”
“M. Dubois demanda une fois à Madame Nozière quel était le jour le plus funeste de l' histoire. Madame Nozière ne le savait pas. -c'est, lui dit M. Dubois, le jour de la bataille de Poitiers, quand, en 732, la science, l'art et la civilisation arabes reculèrent devant la barbarie franque.”
“La majesté de la justice réside tout entière dans chaque sentence rendue par le juge au nom du peuple souverain.”
“De tous les vices qui peuvent perdre un homme d'État, la vertu est le plus funeste : elle pousse au crime. Pour travailler utilement au bonheur des hommes, il faut être supérieur à toute morale.”
“L’avenir est un lieu commode pour y mettre des songes.”
“L'avenir est un lieu commode pour y mettre des songes.”
“C'est la certitude qu'ils tiennent la vérité qui rend les hommes cruels.”
“Nous mettons l'infini dans l'amour. Ce n'est pas la faute des femmes.”
“La justice est la sanction des injustices établies.”
“L'ironie, c'est la gaieté et la joie de la sagesse.”
“L'amour du passé est inné chez l'homme. Le passé émeut à l'envi le petit enfant et l'aïeule ; le passé c'est notre seule promenade et le seul lieu où nous puissions échapper à nos ennuis quotidiens, à nos misères, à nous-mêmes.”
“Dieu vaincu deviendra Satan, Satan vainqueur deviendra Dieu.”
“Il y a, au plus haut degré, ce qu'on appelle l'autorité. On l'écoute avant même qu'il ait parlé.”
“J'oserai dire qu'il n'y a de vrai au monde que le beau. Le beau nous apporte la plus haute révélation du divin qu'il soit permis de connaître.”
“On ne sait jamais si l'on a bien agi envers les hommes. Il faut les adorer sans chercher à les comprendre. Leur sagesse est mystérieuse.”
“M. Dubois demanda une fois à Madame Nozière quel était le jour le plus funeste de l' histoire. Madame Nozière ne le savait pas. -c'est, lui dit M. Dubois, le jour de la bataille de Poitiers, quand, en 732, la science, l'art et la civilisation arabes reculèrent devant la barbarie franque.”
“Le jeu, c'est un corps-à-corps avec le destin.”
“La majestueuse égalité des lois interdit aux riches comme aux pauvres de coucher sous les ponts, de mendier dans la rue et de voler du pain.”
“Ce qui fait qu'on désire et qu'on aime, c'est une force douce et terrible, plus puissante que la beauté.”
“L'amour est un acte simple et primitif. C'est la lutte, c'est la haine. La violence y est nécessaire. L'amour par consentement mutuel n'est qu'une fastidieuse corvée.”