“Il y a des hommes que la bonté entraîne trop loin, comme certaines femmes la coquetterie.”
Alfred Capus (1858-1922) est un journaliste, dramaturge et romancier français, élu à l'Académie française en 1914. Issu d'une famille bourgeoise marseillaise, il se tourne vers le journalisme après des études scientifiques. Son style se caractérise par un optimisme souriant, une observation fine et ironique des mœurs de la bourgeoisie parisienne de la Belle Époque, et un dialogue vif et spirituel. Capus dépeint souvent des personnages confrontés à des problèmes conjugaux ou sociaux qu'ils résolvent avec pragmatisme et bonne humeur, rejetant le pessimisme et le drame au profit d'une philosophie de l'acceptation joyeuse de la vie.
Courant de pensée : Optimisme philosophique, moralisme souple et pragmatique, influence du positivisme et d'un certain libéralisme de mœurs. Techniques : Dialogue théâtral brillant et naturel, construction habile de comédies de mœurs, usage de l'ironie légère et de l'observation psychologique sans profondeur tragique. Il privilégie les dénouements heureux et les compromis réalistes.
Bien qu'académicien, Capus était connu pour sa modestie et affirmait : 'Les choses qui vont sans dire vont encore mieux en le disant.'
Il fut un dueliste réputé et se battit plusieurs fois, notamment contre le journaliste Henri Rochefort.
Ses pièces, très populaires de son vivant, sont aujourd'hui peu jouées, mais son influence sur la comédie bourgeoise légère est reconnue.
Il collabora étroitement avec le directeur de théâtre Lucien Guitry, père de Sacha Guitry.
Pendant la Première Guerre mondiale, il écrivit des chroniques patriotiques très lues.
“Il y a des hommes que la bonté entraîne trop loin, comme certaines femmes la coquetterie.”
“L'expérience, c'est la forme la plus maussade de la fatigue.”
“Il y a des gens qui trouvent le moyen d'être heureux toute leur vie, rien qu'en faisant des bêtises avec décision.”
“Dans le pardon de la femme, il y a de la vertu ; mais dans celui de l'homme, il y a du vice.”
“Le succès est la valeur personnelle multipliée par les circonstances.”
“Certains hommes se croient d’une nature trop active pour s’astreindre à un travail quelconque.”
“Vouloir arriver, c'est avoir fait déjà la moitié du chemin.”
“Le pardon vient souvent de la générosité, mais souvent aussi du manque de mémoire.”
“Au théâtre, la recette est le nœud du problème.”
“Nous nous plaignons de la calomnie et nous avons tort. Elle sert à nous défendre de choses qui sont fausses et d'autres qui sont vraies.”
“On est jeune... on ne sait pas encore que l'avenir est un amas obscur de remords et de pièges !”
“Quand une femme vous dit : "je ferai ton bonheur", c'est toujours au sien qu'elle pense.”
“On finit toujours par s'ennuyer quelque peu en villégiature. En une de ces heures où la paresse ne suffit plus et finit par peser sur l'esprit autant qu'un lourd travail.”
“Ce ne sera pas un des moindres paradoxes de notre époque que d'avoir rêvé le règne de la justice là où régnait déjà l'argent.”
“Pour être heureux dans le monde littéraire, il faut avoir quelque chose et ne pas tenir à grand chose.”
“Les danses modernes ? Ce n'est plus de la danse, c'est de la décadence.”
“Chez les femmes, la fidélité est une vertu, mais chez les hommes, c'est un effort.”
“La bouillabaisse, c'est du poisson avec du soleil.”
“Les admirations de bien des gens donnent la mesure de leur taille. Ils admirent ce qui les dépasse comme le gazon la pâquerette.”
“Ce qui est grave dans un ménage, c'est que l'un des deux époux aime et l'autre n'aime pas. Mais s'ils ne s'aiment ni l'un, ni l'autre, ils peuvent être heureux.”