“Le pardon n'est pas une faiblesse, mais une force. Il ne signifie pas que vous oubliez ce qui s'est passé, mais que vous êtes prêt à accepter le passé et à avancer vers l'avenir.”
“Celui qui demande pardon est déjà, dans une certaine mesure, un autre. Alors qui, à qui pardonne-t-on ? Et Quoi ?”
"Cette citation de Paul Ricœur interroge la temporalité et l'identité dans l'acte de pardon. Elle suggère que le temps écoulé entre la faute et la demande de pardon transforme fondamentalement la personne, créant une discontinuité identitaire. Le pardon devient alors un paradoxe : on pardonne à quelqu'un qui n'est plus tout à fait l'auteur de l'acte, pour un acte qui appartient déjà au passé. Cette réflexion met en lumière comment le pardon oblige à penser la personne non comme une essence fixe, mais comme une identité mouvante dans le temps."
Le sens philosophique profond réside dans la dialectique entre identité et altérité. Ricœur montre que le pardon révèle notre condition temporelle : nous sommes à la fois mêmes et autres à travers le temps. Pardonner implique de reconnaître cette altérité en soi et en autrui. Le 'quoi' du pardon devient alors problématique, car l'acte fautif appartient à un 'autre' temporel. Cette pensée rejoint les questions de responsabilité morale face à un sujet dont l'identité n'est pas stable.
Cette réflexion est cruciale aujourd'hui dans plusieurs contextes : les débats sur la cancel culture (doit-on juger des personnes pour des actes anciens ?), les processus de justice transitionnelle, la gestion des conflits intergénérationnels, et la réflexion sur la rédemption dans l'ère numérique où le passé est perpétuellement présent. Elle invite à une éthique du temps qui reconnaît la possibilité de la transformation personnelle.
Le pardon s'adresse à un être transformé par le temps, Quand le temps a fait son œuvre, qui est véritablement l'auteur de la faute ?, Pardonner, c'est accepter que l'offenseur d'hier n'est plus tout à fait celui d'aujourd'hui, La demande de pardon témoigne d'une métamorphose identitaire, À quel sujet s'adresse le pardon, si le fautif s'est déjà dédoublé dans le temps ?
“Le pardon n'est pas une faiblesse, mais une force. Il ne signifie pas que vous oubliez ce qui s'est passé, mais que vous êtes prêt à accepter le passé et à avancer vers l'avenir.”
“Pardonner ne signifie pas oublier, cela signifie accepter ce qui s'est passé et choisir de ne pas en tenir compte. ”
“Le pardon est une forme de liberté. C'est libérer quelqu'un de votre propre rancune et de votre propre colère.”
“Dans les familles, quand le sang s'exaspère contre son sang, on va jusqu'au couteau et au poison. Il n'y a plus de pardon possible.”
“Le pardon n'est pas une faiblesse, mais une force qui peut changer votre vie.”
“Un pardon qui conduit à l'oubli, ou même au deuil, ce n'est pas, au sens strict, un pardon. Celui-ci exige la mémoire absolue, intacte, active - et du mal et du coupable.”
“Le pardon requiert la mémoire absolument vive de l'ineffaçable, au-delà de tout travail du deuil, de réconciliation, de restauration, au-delà de toute écologie de la mémoire.”
“Jamais la violence, l'inégalité, l'exclusion, la famine, et donc l'oppression économique n'ont affecté autant d'êtres humains dans l'histoire de la terre et de l'humanité.”
“Possible ou impossible, le pardon nous tourne vers le passé. Il y a aussi de l'à-venir dans le pardon.”
“Le fascisme commence quand on insulte un animal, voire l'animal dans l'homme. L'idéalisme authentique consister à insulter l'animal dans l'homme ou à traiter un homme d'animal.”