Il a espéré et il a prié qu'il n'y avait pas une vie après la mort. Alors, il a réalisé qu'il y avait une contradiction d'impliquée ici et a simplement espéré qu'il n'y avait pas une vie après la mort.
Déjà pour une langue formelle aussi retreinte qu'est l'arithmétique, sa non-contradiction ne pourra être démontrée que par un appel à des moyens qui lui soient étrangers.
On n'en finirait pas de dresser la liste des illusions et des absurdités qui sont tenues pour vraies par les hommes les plus sensés, chaque fois que l'esprit ne peut venir à bout d'une contradiction qui le tourmente.
Alors que dans toutes les autres circonstances de la vie, rien ne nous répugne autant que de voir les frontières de notre existence individuelle franchies par un autre être, le plaisir de l'amour consiste à se sentir métaphysiquement poreux à une autre individualité, en sorte de ne trouver satisfaction que dans la fusion des deux individualités, dans une "individualité à deux".
Alors que dans toutes les autres circonstances de la vie, rien ne nous répugne autant que de voir les frontières de notre existence individuelle franchies par un autre être, le plaisir de l'amour consiste à se sentir métaphysiquement poreux à une autre individualité, en sorte de ne trouver satisfaction que dans la fusion des deux individualités, dans une "individualité à deux".
Ni mentir, ni s'indigner mais comprendre disait Spinoza. Nos convictions les mieux enracinées, les plus indubitables, sont les plus suspectes. Elles construisent nos limites, nos confins, notre prison.