“Le regret n'est pas si évidemment nuisible qu'on est tenté de le penser. Il essaie de sauver le passé, il est l'unique recours que nous ayons contre les manoeuvres de l'oubli, le regret est la mémoire qui passe à l'attaque.”
“(...) la peinture n'était pas une question de regret ou de mélancolie, mais de désir (...).”
"Cette citation suggère une réorientation fondamentale de la compréhension de l'art pictural : loin d'être une pratique nostalgique tournée vers le passé (regret, mélancolie), la peinture serait une activité fondamentalement prospective, orientée vers ce qui n'est pas encore, vers ce qui pourrait être. Elle transforme la création artistique d'un geste de commémoration en un geste d'aspiration, où le désir devient le moteur premier de l'acte créateur. Cette perspective redéfinit l'artiste non comme un archiviste du réel, mais comme un architecte de possibles."
Philosophiquement, cette affirmation oppose deux rapports au temps et à l'existence. Le regret et la mélancolie appartiennent à une temporalité du manque et de la perte, une relation passive au monde. Le désir, au contraire, est une force projective, une énergie active qui tend vers un objet absent, créant ainsi du mouvement, du devenir et de la potentialité. Dans cette optique, la peinture n'est pas mimésis (imitation du réel passé ou présent) mais poïesis (création de nouveauté), un acte qui participe de l'élan vital et de la capacité humaine à transcender le donné.
Cette pensée est particulièrement pertinente aujourd'hui à l'ère du numérique et de l'instantanéité. Dans un monde souvent saturé d'images passives (scrolling, consommation visuelle), elle rappelle la puissance active et transformative de la création. Elle résonne aussi avec les questionnements sur l'Anthropocène et l'avenir : l'art a-t-il pour rôle de déplorer un monde perdu ou d'imaginer et de désirer un monde à construire ? Elle valorise une posture artistique d'engagement prospectif plutôt que de contemplation rétrospective.
L'essence de la peinture réside non dans la nostalgie, mais dans l'aspiration., Peindre, ce n'est pas se souvenir avec tristesse, c'est convoquer par le désir., Le geste du peintre est mû par le désir, non alourdi par le regret., La toile est un champ de désir, non un mausolée de mélancolie.
“Le regret n'est pas si évidemment nuisible qu'on est tenté de le penser. Il essaie de sauver le passé, il est l'unique recours que nous ayons contre les manoeuvres de l'oubli, le regret est la mémoire qui passe à l'attaque.”
“Le regret est la plus grande tragédie de la vie. Tu peux toujours apprendre de tes erreurs et faire mieux.”
“Le seul vrai regret, c'est de ne pas s'être assez donné de chances.”
“Le regret n'est pas un état d'esprit qui t'aide à avancer, mais un état d'esprit qui t'empêche de vivre.”
“Il n'est pas trop tard pour commencer à faire ce que vous voulez. Ne laissez pas le regret vous en empêcher.”
“Connaître c'est se souvenir de ce que l'on a vu. Voir, c'est reconnaître ce qu'on a oublié. Peindre, c'est donc se souvenir de ces ténèbres.”
“La peinture n'est que la recherche des souvenirs de Dieu, dans le but de voir l'univers tel qu'Il le voit.”
“Un bon croyant sait que Dieu est justice et raison, qu'il prend en compte les intentions profondes de ses serviteurs.”
“Pour moi, être écrivain, c'est découvrir patiemment, au fil des années, la seconde personne, cachée, qui vit en nous, et un monde qui sécrète notre seconde vie : l'écriture m'évoque en premier lieu, non pas les romans, la poésie, la tradition littéraire, mais l'homme qui, enfermé dans une chambre, se replie sur lui-même, seul avec les mots, et jette, ce faisant, les fondations d'un nouveau monde.”
“Durant mes premières années de lycée, je considérais la solitude comme un fait passager, je n'avais pas encore assez de maturité pour m'apercevoir qu'elle faisait partie de mon destin.(L'espoir est un état d'enfance, c'est la résistance de l'imagination)”