“Force-les de bâtir ensemble une tour et tu les changeras en frères. Mais si tu veux qu'ils se haïssent, jette-leur du grain.”
“On a toujours assez de force pour supporter les peines d'autrui.”
"Cette citation de François de La Rochefoucauld souligne une ironie fondamentale de la condition humaine : notre capacité à conseiller, juger ou supporter les difficultés des autres contraste souvent avec notre propre vulnérabilité face à nos propres épreuves. Elle révèle une distance psychologique qui nous permet d'être forts pour autrui tout en étant fragiles pour nous-mêmes, mettant en lumière les mécanismes de projection et la dissociation entre empathie théorique et expérience personnelle."
La maxime dévoile plusieurs couches philosophiques : 1) La relativité de la souffrance - ce qui semble supportable chez l'autre devient insurmontable chez soi 2) L'illusion de l'objectivité - nous croyons juger rationnellement les peines d'autrui 3) La division du moi - nous sommes à la fois spectateurs et acteurs de la souffrance 4) Une critique de la fausse compassion qui masque souvent un sentiment de supériorité ou d'incompréhension réelle.
Cette réflexion reste cruciale à l'ère des réseaux sociaux où nous jugeons constamment les réactions émotionnelles des autres, dans les débats sociétaux sur la souffrance légitime, et face à la montée des discours sur la résilience qui peuvent devenir culpabilisants. Elle questionne notre culture de l'empathie performative et rappelle la nécessité d'une véritable écoute plutôt que de conseils prêts-à-porter.
Les malheurs d'autrui nous semblent toujours légers, On supporte facilement la douleur qui n'est pas la nôtre, La souffrance des autres paraît toujours plus supportable, Nous sommes tous forts pour porter les fardeaux d'autrui
“Force-les de bâtir ensemble une tour et tu les changeras en frères. Mais si tu veux qu'ils se haïssent, jette-leur du grain.”
“La volonté humaine est une force matérielle semblable à la vapeur.”
“Le monde romanesque n'est que la correction de ce monde-ci, suivant le désir profond de l'homme. Car il s'agit bien du même monde. La souffrance est la même, le mensonge et l'amour. Les héros ont notre langage, nos faiblesses, nos forces. Leur univers n'est ni plus beau ni plus édifiant que le nôtre. Mais eux, du moins, courent jusqu'au bout de leur destin et il n'est même jamais de si bouleversants héros que ceux qui vont jusqu'à l'extrémité de leur passion.”
“On conquiert à force de persévérance.”
“La folie a sa propre logique et le vrai fou se sait sain d'esprit : c'est ce qui fait sa force. Il a un avantage énorme sur les autres, pour qui l'équilibre mental est avant tout une affaire de consensus.”
“On peut tout contre moi, excepté me décevoir. Avec ou sans mérite, je suis trop établi dans la vie surnaturelle pour que le démon de l'Illusion puisse avoir sur mon âme un pouvoir quelconque.”
“Il faudrait n'avoir aucune expérience de la vie pour ignorer que plus on est riche, plus les charges sont pesantes parce qu'on a moins de prétextes pour s'en plaindre, et il faudrait être sourd et bien insensible pour ne pas entendre, à cet égard, les gémissements des riches et n'en avoir pas le cœur déchiré.”
“Le retour sur le passé ne donne que de la poussière. On est étonné de voir le peu d'importance, la vanité parfaite de tout ce qui avait agité le cœur.”
“La Misère est le manque du nécessaire, la Pauvreté est le manque du superflu.”
“Je me suis demandé souvent quelle pouvait être la différence entre la charité de tant de chrétiens et la méchanceté des démons.”