La folie a sa propre logique et le vrai fou se sait sain d'esprit : c'est ce qui fait sa force. Il a un avantage énorme sur les autres, pour qui l'équilibre mental est avant tout une affaire de consensus.
Le monde romanesque n'est que la correction de ce monde-ci, suivant le désir profond de l'homme. Car il s'agit bien du même monde. La souffrance est la même, le mensonge et l'amour. Les héros ont notre langage, nos faiblesses, nos forces. Leur univers n'est ni plus beau ni plus édifiant que le nôtre. Mais eux, du moins, courent jusqu'au bout de leur destin et il n'est même jamais de si bouleversants héros que ceux qui vont jusqu'à l'extrémité de leur passion.
Dans notre tradition, un être humain de définit d'abord par les liens qu'il entretient avec les autres. On ne mesure une vie qu'à l'aune d'une autre vie. (...). Permettez ces quelques paroles de rabbin, tissez à nouveau des liens avec les autres.
Il se demande si le destin est écrit. Et s'il l'est parfois, imprimé dans les livres. Il songe que le destin s'amuse avec les hommes et qu'il se rit de lui.