“Le mensonge en a trop longtemps imposé aux hommes; il est temps qu'on connaisse le peu de vérités qu'on peut démêler à travers ces nuages de fables qui couvrent l'histoire.”
“La vie est un brouillon, finalement. Chaque histoire est le brouillon de la prochaine, on rature, on rature, et quand c'est à peu près propre et sans coquilles, c'est fini, on n'a plus qu'à partir, c'est pour ça que la vie est longue. Rien de grave.”
“Le mensonge en a trop longtemps imposé aux hommes; il est temps qu'on connaisse le peu de vérités qu'on peut démêler à travers ces nuages de fables qui couvrent l'histoire.”
“La fin d'une histoire d'amour, c'est une liste de choses qu'on n'accomplira plus ensemble.”
“La vie suit son cours. Chacun trace son chemin. Ecrit son histoire. J'en suis fortuitement témoin ici. Ce qui rend d'autant plus prégnant ce dont je ne suis pas témoin. Tout ce qui s'écrit ailleurs, partout...”
“Mes enfants sont la meilleure chose qui me soit jamais arrivée. Une vieille histoire d'amour ne vaut rien à côté de ça. Rien du tout.”
“Les personnes âgées aiment à revenir en pensées au temps de leur jeunesse comme l'étranger nostalgique aime à revenir au pays natal ; elles sont enclines à conter leurs histoires d'enfance comme le poète incline à réciter ses vers les plus éloquents ; elles vivent par l'esprit dans un passé révolu car le présent passe à leur côté sans qu'elles puissent le retenir cependant que le futur apparaît à leurs yeux orné des brumes du déclin et des ténèbres de la tombe.”
“Mais quand même: comment est-ce qu'on fait, quand on a si mal, pour avoir l'air si content?”
“Dehors, dans la rue, tout est pareil, rien n'a changé, les gens se hâtent, ils rentrent chez eux. Maman ? C'est moi, je suis rentrée. Quelle est ma place, maintenant, dans ce monde sans maman ?”
“J'ai mis du temps a y arriver, mais maintenant ça y est, je fume trop. Fumer, c'est fait. Me marier, c'est fait. Divorcer, c'est fait. Ensuite il y a quoi ? Le permis de conduire, la carte d'électeur, et puis, oui, faire un bébé.”
“C'est une méchante, ta Paula. Je te l'ai dit, ce jour-là, au café. Je t'ai même dit c'est une salope, une vraie fouteuse de merde, une qui chie dans les ventilateurs et qui regarde l'effet que ça fait.”
“Moi c'est le contraire, rien ne me semble plus faux-cul qu'une belle photo de bonheur avec toute la quantité de malheur qu'elle promet, qu'elle contient, mais sans le dire, en cachant bien son jeu.”