“La meilleure défense, c'est l'attaque. Et la première attaque se doit d'être forte, puissante, si elle veut couper court à toute riposte.”
“L'on commence à se passer de la France, la France est ignorée de plus en plus et qu'elle disparaisse, on ne le remarquera point, tant elle est devenue légère. Faux-monnayeurs, vous l'avez emporté, vous pouvez savourer votre triomphe ! Je vous connais, moi, qui vous parle, vous étouffez si bien ceux qui ne vous ressemblent pas, vous les subodorez de loin et nul d'entre eux ne vous échappe, votre système est infaillible et vos défenses sans défaut, c'est la victoire du néant sans contestation possible et je m'incline, vous êtes les plus forts et ce pays sera toujours plus faible, tel est le sens apparemment de son Histoire.”
“La meilleure défense, c'est l'attaque. Et la première attaque se doit d'être forte, puissante, si elle veut couper court à toute riposte.”
“— Excellence, il y a quelqu'un qui... (Qu'on le sache, l'ordre est de m'appeler " Excellence " quand s'annonce un inconnu, par définition mystifiable.) Mais je ne me sentais pas disposé à la mystification, bien qu'elle constituât mon ordinaire moyen de défense ; j'étais trop furieux. — Salope !... lançai-je. La " meskenne " bondit vers la cuisine et s'y enferma, me laissant seul, hypnotisé par cette porte ouverte sur le néant du vestibule.”
“L'Aurore aux doigts de roses les eût trouvés pleurant, sans l'idée qu'Athéna, la déesse aux yeux pers, eut d'allonger la nuit qui recouvrait le monde : elle retint l'Aurore aux bords de l'Océan, près de son trône d'or, en lui faisant défense de mettre sous le joug pour éclairer les hommes, ses rapides chevaux Lampos et Phaéton, les poulains de l'Aurore.”
“L'amitié, si elle n'est pas plus forte que les convictions, n'a aucune valeur. Moi j'aurais pris leur défense, contre le monde entier.”
“C'est toujours l'oppresseur, non l'opprimé qui détermine la forme de lutte. Si l'oppresseur utilise la violence, l'opprimé n'aura pas d'autre choix que de répondre par la violence. Dans notre cas, ce n'était qu'une forme de légitime défense”
“Non, je ne pleure pas Madame Mère, les larmes que nous donnons à nos morts c'est notre complaisance qui nous les arrache et l'homme pleure sur soi-même. Il m'est indifférent de mourir ou de vivre et je fus toujours dans ces dispositions, les femmes et l'amour ne sauraient m'émouvoir, la femme que fut en son temps Madame Mère ne m'attira jamais, mes profondeurs sont flegmatiques, leur calme me surprend, je ne me connaissais encore et cette révélation m'enseigne que j'étais né pour être un philosophe. La tourmentée ce fut Madame Mère, mais ses alarmes nous sauvèrent tous, son tremblement valait une sagesse.”
“Mon Père est en relation avec des gens, qui gagnent magnifiquement leur vie, entrepreneurs, industriels, négociants, banquiers, épiciers et bouchers. Toutes ces brutes se déclarent satisfaites, cela ne lit presque jamais ou seulement un mauvais livre, cela calcule en évitant de réfléchir, cela travaille et jouit durement, ce sont les forces vives de la nation, le monde est plein de pareils hommes et beaucoup les envient, en souhaitant de prendre un jour leur ressemblance. Les voilà , pourtant, ceux qui poussent à la catastrophe, plus que les Nihilistes, qui s'en vantent !”
“Autant je hais l'orgasme sexuel, autant je prise l'état fait de contemplation et de transport, de calme et de ravissement, de certitude et de vertige, où je me retrouve autre en devenant moi-même et ce durant parfois trois heures. Qu'est-ce auprès de cette félicité, que l'épilepsie d'une chair ébranlée durant trois minutes ?”
“Je suis de cÅ“ur avec les révoltés de l'An 68, ils éprouvaient ce que je sens, ils ne se concevaient eux-mêmes, d'où leur faiblesse, ils valaient mieux que leurs idées et leurs méthodes, nous reverrons demain ce que nous vîmes, nous sommes arrivés au point où la subversion est le dernier espoir, la légalité n'étant plus qu'une imposture.”
“Autant je hais l'orgasme sexuel, autant je prise l'état fait de contemplation et de transport, de calme et de ravissement, de certitude et de vertige, où je me retrouve autre en devenant moi-même et ce durant parfois trois heures. Qu'est-ce auprès de cette félicité, que l'épilepsie d'une chair ébranlée durant trois minutes ?”