“La perfection n'existe pas; la comprendre est le triomphe de l'intelligence humaine; la désirer pour la posséder est la plus dangereuse des folies.”
“Il y a des femmes de talent : aucune n'a cette folie dans le talent qu'on appelle le génie.”
"Cette citation de Jules Barbey d'Aurevilly (dans 'Les Diaboliques', 1874) cristallise un préjugé du XIXe siècle sur la création genrée. Elle postule que le génie nécessite une 'folie' ou une démesure que les femmes, socialement conditionnées à la modération, ne pourraient posséder. La réflexion contemporaine y voit moins une vérité universelle qu'un révélateur des structures sociales et éducatives qui ont historiquement entravé l'expression totale du talent féminin, en le canalisant vers des formes jugées 'convenables'. Elle interroge la définition même du génie : est-il une qualité intrinsèque ou une construction culturelle marquée par des biais patriarcaux ?"
Le sens philosophique sous-jacent est double : 1) Il établit une dichotomie entre le 'talent' (maîtrisé, technique, raisonnable) et le 'génie' (démesuré, instinctif, transgressif). 2) Il associe cette 'folie' créatrice à une essence masculine, reléguant les femmes à une excellence dans les limites du convenable et du rationnel. Cela reflète l'idéal romantique du génie comme force sauvage et anti-sociale, incompatible avec le rôle domestique et moral assigné aux femmes. La citation véhicule ainsi une métaphysique genrée de la création.
La citation est aujourd'hui largement rejetée dans son énoncé, mais reste pertinente comme objet d'analyse. 1) Elle illustre les stéréotypes qui ont justifié l'exclusion des femmes des sphères de la haute création. 2) Elle nourrit la réflexion sur la nécessité de déconstruire les critères mêmes du 'génie', souvent calibrés sur des productions masculines. 3) L'émergence d'études sur des artistes ou scientifiques femmes (comme Hildegarde de Bingen, Virginia Woolf, Marie Curie) remet en cause son postulat. Son actualité réside donc dans le débat qu'elle provoque, plus que dans sa véracité.
Le talent des femmes est toujours raisonnable ; il leur manque la démesure du génie., On trouve des femmes talentueuses, mais le génie, avec son caractère visionnaire et excessif, reste l'apanage des hommes., Le génie est une folie créatrice que la nature féminine, plus tempérée, ne connaît pas.
“La perfection n'existe pas; la comprendre est le triomphe de l'intelligence humaine; la désirer pour la posséder est la plus dangereuse des folies.”
“Tant pis si les fous ne peuvent parler sensément des folies que font les hommes sensés.”
“Aucune vie n'est complète sans une touche de folie.”
“La folie, c'est de faire tout le temps la même chose et de s'attendre à un résultat différent!”
“Non, folie! Plus d'espérance! Le pourvoi, c'est une corde qui vous tient suspendu au-dessus de l'abîme, et qu'on entend craquer à chaque instant, jusqu'à ce qu'elle se casse. C'est comme si le couteau de la guillotine mettait six semaines à tomber.”
“La fatalité triomphe dès que l'on croit en elle.”
“Je suis un intellectuel. Ça m'agace qu'on fasse de ce mot une insulte : les gens ont l'air de croire que le vide de leur cerveau leur meuble les couilles.”
“Seule: pour la première fois je comprenais le sens terrible de ce mot. Seule, sans témoin, sans interlocuteur, sans recours. Mon souffle dans ma poitrine, mon sang dans mes veines et ce remue-ménage dans ma tête, cela n'existait pour personne.”
“Il est très difficile à une femme d'agir en égale de l'homme tant que cette égalité n'est pas universellement reconnue et concrètement réalisée.”
“Jamais je n'aurai l'audace de jeter en travers d'une vie étrangère le poids de ma volonté.”