“La volonté, ça marche pour les abdominaux, le chocolat, la cigarette, mais pas pour les sentiments. Je l'aime et je le veux. On n'a pas besoin de raisons pour aimer, et si on en a, c'est suspect...”
La cigarette, au-delà de son aspect matériel, incarne dans la culture occidentale une dialectique complexe entre liberté et dépendance, rébellion et conformisme. Philosophiquement, elle a été interprétée comme un rituel existentialiste - un acte délibéré face à l'absurdité de l'existence, notamment chez Sartre et Camus qui voyaient dans la fumée une métaphore de la conscience évanescente. Historiquement, son usage s'est transformé d'une pratique aristocratique du XIXe siècle à un symbole de contre-culture au XXe siècle, avant de devenir un objet de stigmatisation sanitaire. Littérairement, elle a servi de propulseur dialogique chez les auteurs de la Génération Perdue, tandis que dans le cinéma, elle a cristallisé des archétypes de masculinité troublée et de féminité transgressive.
“La volonté, ça marche pour les abdominaux, le chocolat, la cigarette, mais pas pour les sentiments. Je l'aime et je le veux. On n'a pas besoin de raisons pour aimer, et si on en a, c'est suspect...”
“J'aimerais être une cigarette pour naître au creux de tes mains, vivre sur tes lèvres et mourir à tes pieds.”
“Je devine le passé d'une femme à la façon dont elle tient ses cigarettes, et l'avenir d'un homme à la façon dont il tient la boisson.”
“Elle sortit un paquet de cigarettes brunes, en alluma une. Je remarquai le panneau indiquant l'interdiction de fumer et compris que cette femme n'était pas suisse. Elle reprit, après avoir craché une longue bouffée”
“Je me demande ce que faisaient les gens après l'amour, avant l'invention de la cigarette.”
“Dans les épreuves cruciales, la cigarette nous est d'une aide plus efficace que les évangiles.”
“Le dénouement devrait approcher. La mort, c'est trop long, même à l'accéléré. Si dans cinq minutes je ne suis pas mort, je vais allumer une cigarette à l'aveuglette pour tuer le temps.”
“Les mecs qui disent : "Je fume deux paquets par jour", il ne faut pas qu'ils s'étonnent d'être mal. C'est les cigarettes qu'il faut fumer, les mecs !”
“Je n'arrivais pas à me concentrer. Le Grand Jury allait bientôt siéger, et nous avions l'impression de piétiner dans de l'essence, cigarette allumée à la main.”
“Je suis trop âgé et pas assez mince pour partager mon lit avec autre chose qu'une gueule de bois ou une cigarette.”
“Mon père s'allume des cigarettes. Il ne regarde rien. Moi, parfois, quand je passe devant lui. Il est contremaitre dans une usine d'ampoules. Pas vraiment comme dans les dessins animés. Il n'a jamais eu d'idées. Même pas celle de m'aimer.”
“Rentrez-vous bien dans le crâne que "juste une seule petite cigarette", cela n'existe pas. Fumer est à la fois la dépendance à l'égard d'une drogue et une réaction en chaîne.”
“Les cigarettes ont au moins le charme de vous laisser inassouvi.”
“J'ai pensé que c'était dimanche et cela m'a ennuyé : je n'aime pas le dimanche. [...] J'ai dormi jusqu'à 10 heures. J'ensuite fumé des cigarettes jusqu'à midi. [blablabla...] je me suis lavé les mains et, pour finir, je suis allé au balcon.”
“Dans le papier à cigarette à rouler OCB, le « B » signifie « Bolloré ». C'est un peu lui que vous léchez quand vous vous en roulez une.”
“Ce qu'il y a de bien quand on est mort, c'est que personne ne vous dit que fumer est mauvais pour nous ; le problème, c'est qu'on ne trouve de cigarettes nulle part.”
“Il y a des banquiers qui roulent même leurs cigarettes.”
“Bonjour Monsieur. Qu'est-ce que vous conseilleriez comme marque de cigarette pour quelqu'un qui a arrêté de fumer il y a trente ans ?”
“Un jeune homme, un aveugle, avec une canne qui tapait, passait en toctoquant devant la devanture de Daly où une sirène à la chevelure ondoyante (mais il ne pouvait la voir) tirait des bouffées d'une sirène (aveugle il ne pouvait), la Sirène, reine des cigarettes.”
“Quand le coup de sifflet les appelle a leur tache souterraine dans l air sous pression, ils tirent une derniere bouffée. les cigarettes rougeoient soudain et tombent a terre une a une comme une nuée de lucioles qui s arretent en plein vol pour se poser.”