“Je finis par comprendre que je m'agrippe à lui tout autant qu'il s'agrippe à moi. Nous voici tels qu'en nous-mêmes, deux petites choses mourantes, dans un monde finissant comme tombent les feuilles d'automne.”
L'automne, saison des récoltes et du déclin, occupe une place singulière dans l'imaginaire philosophique et littéraire. Historiquement associé au cycle de la vie et de la mort, il symbolise à la fois l'abondance des moissons et la mélancolie de l'éphémère. Philosophiquement, il incarne la dialectique entre plénitude et perte, invitant à méditer sur l'impermanence chère aux stoïciens et aux penseurs bouddhistes. Dans la tradition romantique, l'automne devient le miroir des états d'âme, où la chute des feuilles résonne avec la nostalgie et la contemplation de la fuite du temps. Cette saison-limite, entre l'éclat de l'été et le repos de l'hiver, inspire une réflexion sur la maturité, le détachement et la beauté mélancolique des choses qui passent.
“Je finis par comprendre que je m'agrippe à lui tout autant qu'il s'agrippe à moi. Nous voici tels qu'en nous-mêmes, deux petites choses mourantes, dans un monde finissant comme tombent les feuilles d'automne.”
“De l'hiver à l'automne reste bronzé mais j'ai pas la gueule d'un moniteur de ski.”
“Les sanglots longs Des violons De l'automne Blessent mon cœur D'une langueur Monotone.”
“Son sourire suffisait à éclairer les plus tristes journées d'automne.”
“Il y a des phrases qui ne peuvent s'écrire qu'à la main. - Souliers d'automne”
“Ces murs où les âges se suivent sans rupture ni effraction ; et j'imagine la chapelle et la crypte où mûrissent, telle la poire cueillie verte en automne, de très vieux corps soucieux de résurgence.”
“Je n'aiderai personne à contempler ce qui s'attache de splendeur, dans mon souvenir, aux cordons rouges d'une vigne d'automne que ruinait son propre poids, cramponnée, au cours de sa chute, à quelques bras de pin. Ces lilas massifs dont la fleur compacte, bleue dans l'ombre, pourpre au soleil, pourrissait tôt, étouffée par sa propre exubérance, ces lilas morts depuis longtemps ne remonteront pas grâce à moi vers la lumière, ni le terrifiant clair de lune — argent, plomb gris, mercure, facettes d'améthystes coupantes, blessants saphirs aigus —, qui dépendait de certaine vitre bleue, dans le kiosque au fond du jardin.”
“La pratique du jeûne est une cure de désintoxication basée sur un empirisme millénaire à pratiquer au début du printemps ou de l'automne. Cette période de 40 jours correspond à un rythme biologique que l'homme partage avec les autres mammifères ; elle est surtout indispensable aux personnes des deux sexes, âgées de 35 à 70 ans.”