“Le soleil qui passe à travers trop de choses ne laisse jamais à la rue qu'une lumière d'automne avec des regrets et des nuages.”
L'automne, saison des récoltes et du déclin, occupe une place singulière dans l'imaginaire philosophique et littéraire. Historiquement associé au cycle de la vie et de la mort, il symbolise à la fois l'abondance des moissons et la mélancolie de l'éphémère. Philosophiquement, il incarne la dialectique entre plénitude et perte, invitant à méditer sur l'impermanence chère aux stoïciens et aux penseurs bouddhistes. Dans la tradition romantique, l'automne devient le miroir des états d'âme, où la chute des feuilles résonne avec la nostalgie et la contemplation de la fuite du temps. Cette saison-limite, entre l'éclat de l'été et le repos de l'hiver, inspire une réflexion sur la maturité, le détachement et la beauté mélancolique des choses qui passent.
“Le soleil qui passe à travers trop de choses ne laisse jamais à la rue qu'une lumière d'automne avec des regrets et des nuages.”
“L'automne est un andante mélancolique et gracieux qui prépare admirablement le solennel adagio de l'hiver.”
“Celui qui ajoute du vert au printemps, des roses à l'automne, du pourpre à de jeunes lèvres, crée de la laideur parce qu'il ment.”
“En automne, je récoltai toutes mes peines et les enterrai dans mon jardin. Lorsque avril refleurit et que la terre et le printemps célébrèrent leurs noces, mon jardin fut jonché de fleurs splendides et exceptionnelles.”
“L'automne est un deuxième ressort où chaque feuille est une fleur.”
“Mon mari est parti un beau matin d'automne Parti je ne sais où Je me rappelle bien la vendange était bonne Et le vin était doux”
“C'est à l'automne qu'il faut compter la couvée.”
“L'automne raconte à la terre les feuilles qu'elle a prêtées à l'été.”
“Une odeur de feuilles mortes donne en mariage l'automne à la rue.”
“Que nous avions peut-être atteint celui ou les sentiments se flétrissent ; l'amour aussi a son automne pour celui qui a oublié le goût de l'autre.”
“Les nouvelles sont comme les feuilles d'automne. Le vent qui les porte les malmène.”
“L'automne est une mutation, l'hiver une lutte, le printemps un épanouissement.”
“A l'automne les arbres font des stripteases pour faire pousser les champignons.”
“Dans ton alcôve en toiles d'araignée, tu dictes des édits de sel. Tu te sers des clartés, tu manies bien les armes blanches. A l'automne, tu reparais dans les salons.”
“Je compare la vie d'un homme à la terrifiante beauté d'un bonzaï ou d'un vieux pin sur les récifs en bord de mer qui a pris les plis du vent avec le temps. On le juge beau à l'automne de sa vie, mais quel sacrifice a-t-il dû accepter pour pousser ainsi?”
“L'adieu transfigura tout ; car la petite école perdit son existence le jour même et ses élèves se dispersèrent dans diverses directions. L'automne suivant, ils passèrent dans les écoles publiques, chacun, ou presque, dans une école différente.”
“Rien n'est plus douloureusement calme qu'un crépuscule d'automne.”
“En cet automne 1773, j'allai vers elle au rythme du pas de mes chevaux sur les routes du Berry, et je réfléchissais à cette curieuse affaire qui m'avait poussé à quitter ma confortable demeure et ma jeune épouse. Mener une enquête... Ma dernière enquête.”
“Ecrire c'est traverser une saison qui n'est sur aucun calendrier. - Souliers d'automne”
“Un visage n'est jamais si beau, si émouvant, qu'à son automne.”