Citations Aristote - page 3

Aristote (384-322 av. J.-C.) est un philosophe grec de l'Antiquité, élève de Platon et précepteur d'Alexandre le Grand. Après vingt ans à l'Académie de Platon, il fonde le Lycée à Athènes, où il enseigne en marchant (d'où le nom d'« école péripatéticienne »). Son style littéraire se caractérise par une rigueur analytique, une approche systématique et une volonté d'exhaustivité. Contrairement aux dialogues platoniciens, ses œuvres sont souvent des traités techniques, des notes de cours ou des compilations de recherches, mêlant observations empiriques et raisonnements déductifs. Son écriture, bien que parfois dense, vise la clarté et la précision terminologique, jetant les bases du vocabulaire philosophique et scientifique occidental.

Style & Philosophie

Aristote est le fondateur de la philosophie péripatéticienne et un penseur encyclopédique qui a systématisé presque tous les domaines du savoir de son temps. Sa méthode combine l'observation empirique (étude de la nature, collecte de constitutions politiques) et la logique formelle, dont il invente les principes (théorie du syllogisme). Il rejette la théorie des Idées de Platon pour privilégier l'étude des substances concrètes et de leurs causes (matérielle, formelle, efficiente, finale). Ses techniques incluent la classification (comme en biologie), la définition par genre et différence spécifique, et l'analyse des contradictions. Il influence profondément la scolastique médiévale et la pensée scientifique jusqu'à la Renaissance.

Le saviez-vous ?

Aristote a créé la première grande bibliothèque de l'Antiquité au Lycée, avec des collections de manuscrits, de cartes et d'objets naturels.
Il a étudié plus de 500 espèces animales, dont certaines grâce aux spécimens rapportés par Alexandre de ses campagnes militaires.
Ses œuvres ont été perdues pour l'Occident après l'Antiquité, puis redécouvertes au Moyen Âge via des traductions arabes et byzantines.
Il a écrit des dialogues littéraires (au style platonicien) très admirés dans l'Antiquité, mais ils ont tous été perdus ; seuls ses traités techniques nous sont parvenus.
Le terme « métaphysique » vient du fait que ses éditeurs antiques ont placé ses textes sur « la philosophie première » après (méta) ceux sur la physique.

Chronologie

 
384 av. J.-C. : Naissance à Stagire, en Macédoine.
 
367 av. J.-C. : Arrivée à Athènes, devient élève de Platon à l'Académie.
 
347 av. J.-C. : Mort de Platon ; Aristote quitte Athènes pour Assos, puis Lesbos.
 
343 av. J.-C. : Précepteur d'Alexandre le Grand, fils du roi Philippe II de Macédoine.
 
335 av. J.-C. : Retour à Athènes et fondation du Lycée (école péripatéticienne).
 
323 av. J.-C. : Mort d'Alexandre le Grand ; montée de l'anti-macédonisme à Athènes.
 
322 av. J.-C. : Aristote s'exile à Chalcis, où il meurt la même année.

Œuvres Principales

  • Organon (ensemble de traités de logique, dont les Catégories, De l'interprétation, Premiers Analytiques).
  • Physique (étude de la nature, du mouvement, du temps).
  • De l'âme (traité de psychologie et de philosophie de l'esprit).
  • Métaphysique (réflexion sur l'être en tant qu'être, la substance, la théologie).
  • Éthique à Nicomaque (théorie du bonheur et de la vertu).
  • Politique (analyse des régimes politiques et de la cité idéale).
  • Poétique (théorie de la tragédie et de la catharsis ; la partie sur la comédie est perdue).
  • Rhétorique (art de la persuasion).

Auteurs Associés

Platon (maître d'Aristote, dont il critique et dépasse l'idéalisme). Thomas d'Aquin (théologien médiéval qui intègre l'aristotélisme à la pensée chrétienne). Averroès (Ibn Rochd, commentateur arabe d'Aristote influent en Occident). Avicenne (Ibn Sina, autre grand commentateur et adaptateur de la logique aristotélicienne). Albert le Grand (savant médiéval qui diffuse l'aristotélisme en Europe). John Locke (empiriste qui, comme Aristote, part de l'expérience pour fonder la connaissance).
  • “La colère est nécessaire ; on ne triomphe de rien sans elle, si elle ne remplit l'âme, si elle n'échauffe le cœur ; elle doit donc nous servir, non comme chef, mais comme soldat.”

  • “Il existe une justice et une injustice dont tous les hommes ont comme une divination et dont le sentiment leur est naturel et commun, même quand il n'existe entre eux aucune communauté ni contrat.”

  • “Ceux qui ont beaucoup d'amis et se lient intimement avec tout le monde passent pour n'être réellement amis de personne [...] et on leur donne aussi l'épithète de complaisants.”

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  • “De celui qui a la faculté de participer au pouvoir délibératif ou judiciaire, nous disons qu'il est citoyen de la cité concernée, et nous appelons, en bref, cité l'ensemble de de cette sorte quand il est suffisant pour vivre en autarcie.”

  • “La colère est nécessaire ; on ne triomphe de rien sans elle, si elle ne remplit l'âme, si elle n'échauffe le cœur ; elle doit donc nous servir, non comme chef, mais comme soldat.”

  • “Tous les arts, toutes les recherches méthodiques de l'esprit, aussi bien que tous nos actes et toutes nos décisions réfléchies semblent toujours avoir en vue quelque bien que nous désirons atteindre ; et c'est là ce qui fait qu'on a parfaitement défini le bien quand on a dit qu'il est l'objet de tous les vœux.”

  • “C'est en pratiquant la justice que nous devenons juste; en pratiquant la tempérence, tempérants; en pratiquant le courage, courageux...”

  • “Dans les communautés fondées sur sur l'échange, la cohésion est assurée par cette forme de juste qu'est la réciprocité, selon la proportion, mais non selon l'égalité : l'action de réciprocité proportionnelle maintient l'unité de la cité.”

  • “C'est de par leur caractère que les hommes sont ce qu'ils sont, mais c'est de par leurs actions qu'ils sont heureux, ou le contraire.”

  • “Il existe une justice et une injustice dont tous les hommes ont comme une divination et dont le sentiment leur est naturel et commun, même quand il n'existe entre eux aucune communauté ni contrat.”

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  • “La multitude, dont aucun membre n'est un homme vertueux, peut cependant, par l'union de tous, être meilleure que l'élite.”