“Vous savez, l'amour et l'amitié, ça marche avec l'admiration.”
L'admiration, en philosophie, occupe une place ambivalente. Pour Descartes, elle constitue la première des passions, une surprise de l'âme face à l'inattendu qui peut immobiliser la raison. Nietzsche, quant à lui, dénonce l'admiration comme une forme d'aliénation, une abdication de sa propre puissance au profit d'un idéal extérieur. Dans la littérature, elle est souvent le moteur de l'émulation, du désir de dépassement, comme dans le culte romantique du génie, mais aussi le terreau de l'idolâtrie et de l'aveuglement. Historiquement, le concept évolue de la 'thaumazein' grecque (l'étonnement philosophique) à l'admiration mondaine des salons du XVIIe siècle, pour devenir, à l'ère moderne, un affect social complexe, entre reconnaissance et fascination.
“Vous savez, l'amour et l'amitié, ça marche avec l'admiration.”
“Deux choses ne cessent de remplir mon cœur d'admiration : le ciel etoilé au-dessus de ma tête et la loi morale en moi.”
“Ce que vous avez lu sur mes convictions religieuses était un mensonge, bien sûr, un mensonge qui est répété systématiquement. Je ne crois pas en un Dieu personnel et je n'ai jamais dit le contraire de cela, je l'ai plutôt exprimé clairement. S'il y a quelque chose en moi que l'on puisse appeler "religieux" ce serait alors mon admiration sans bornes pour les structures de l'univers pour autant que notre science puisse le révéler.”