“La nature vient au secours de tous les abandons ; là où tout manque, elle se redonne tout entière ; elle refleurit et reverdit sur tous les écroulements ; elle a le lierre pour les pierres et l'amour pour les hommes.”
“Phosphorescente comme elle l'était, je ne pouvais songer à l'embarquer, les autres bagages eussent appelé à leur secours les mousses et peut-être même ces sauterelles de mer dont le trajet sous l'eau est rigoureusement égal au trajet dans l'air et dont les ailes pétillent lorsqu'on les prend dans la main.”
"Cette citation de Jules Verne (probablement tirée de 'Vingt mille lieues sous les mers') illustre la fascination pour les phénomènes bioluminescents marins et la délicatesse des créatures fragiles. Elle évoque le paradoxe de vouloir posséder la beauté éphémère tout en reconnaissant qu'elle se dégrade au contact humain. La phosphorescence devient une métaphore de toute expérience esthétique ou connaissance qui perd son essence lorsqu'on tente de la capturer ou de la domestiquer."
La citation suggère que certaines réalités (comme la beauté naturelle, l'inspiration ou les états de conscience particuliers) ne peuvent être 'embarquées' ou appropriées sans perdre leur qualité essentielle. Les 'sauterelles de mer' dont les ailes pétillent seulement lorsqu'elles sont capturées symbolisent comment l'acte de possession transforme, voire détruit, la chose désirée. C'est une méditation sur la contemplation versus la possession, sur la fragilité du merveilleux face à l'intervention humaine.
Cette réflexion est particulièrement pertinente aujourd'hui à l'ère de la surconsommation, de la digitalisation excessive et de l'exploitation environnementale. Elle questionne notre rapport à la nature, à l'art et aux expériences authentiques dans une société obsédée par la capture et la possession (photos, souvenirs, collections). Elle résonne avec les mouvements écologiques contemporains et la psychologie du lâcher-prise.
Certaines beautés sont comme le phosphore marin : on ne peut les saisir sans les voir s'éteindre, Il est des merveilles qu'il faut contempler sans chercher à les posséder, La véritable lumière intérieure ne supporte pas d'être emprisonnée, Comme les créatures bioluminescentes, certaines vérités ne brillent que dans leur élément naturel
“La nature vient au secours de tous les abandons ; là où tout manque, elle se redonne tout entière ; elle refleurit et reverdit sur tous les écroulements ; elle a le lierre pour les pierres et l'amour pour les hommes.”
“Le vrai secours aux misérables, c'est l'abolition de la misère.”
“Le tableau et le peintre se séparent quand ils ne sont plus d'aucun secours, l'un pour l'autre. Quand le tableau ne sait plus nourrir le peintre, quand le peintre ne sait plus nourrir sa peinture.”
“Nul ne se soucie de moi, songeait Rostov. Il n'y a personne pour me porter secours, personne pour me plaindre. Et dire qu'il y a quelque temps j'étais à la maison, plein de force et de joie, et que tout le monde m'aimait !”
“C'est à trop voir les êtres sous leur vraie lumière qu'un jour ou l'autre nous prend l'envie de les larguer. La lucidité est un exil construit, une porte de secours, le vestiaire de l'intelligence. C'en est aussi une maladie qui nous mène à la solitude.”
“Le délire d'interprétation ne commence qu'où l'homme mal préparé prend peur dans cette forêt d'indices.”
“— Tu as raison, me dit-elle, l'ombre ici présente est sortie tantôt à cheval. Les guides étaient faites de mots d'amour, je crois, mais puisque les naseaux du brouillard et les sachets d'azur t'ont conduit à cette porte éternellement battante, entre et caresse-moi tout le long de ces marches semées de pensées.”
“La foule allait et venait sur le boulevard sans rien connaître. De temps à autre elle se coupait les ponts, ou bien elle prenait à témoin les grands lieux géométriques de perle. Elle foulait une étendue qui pourrait être évaluée à celle des fraîcheurs autour des fontaines ou encore à ce que couvre d'illusions le manteau de la jeunesse, ce manteau de part en part troué par l'épée du rêve.”
“Au départ il ne s'agit pas de comprendre mais bien d'aimer.”
“A distance je ne vois plus clair, c'est comme si une cascade s'interposait entre le théâtre de ma vie et moi qui n'en suis pas le principal acteur. Un bourdonnement chéri m'accompagne, le long duquel les herbes jaunissent et même cassent.”