“Mme de Sévigné est une mondaine que le monde occupe, caresse, enivre parfois, mais dont il est loin de remplir le cœur et de satisfaire l'activité [...]. Il n'y a pas un grain d'or à tout ce qu'on dit ici, écrit-elle de Vitré : la raison, la conversation, la suite sont entièrement bannies du tourbillon où je suis. Les beaux esprits lui inspiraient de la pitié : Si vous saviez combien ils sont petits de près et combien ils sont quelquefois empêchés de leur personne ! ”
Marie de Sévigné
Citations liés
“La meilleure façon d’exprimer sa tendresse est par une douce caresse.
”
“— Tu as raison, me dit-elle, l'ombre ici présente est sortie tantôt à cheval. Les guides étaient faites de mots d'amour, je crois, mais puisque les naseaux du brouillard et les sachets d'azur t'ont conduit à cette porte éternellement battante, entre et caresse-moi tout le long de ces marches semées de pensées.”
“Elle ne pouvait souffrir les gens qui disent : je suis trop vieux. La vieillesse lui paraissait particulièrement favorable pour y regarder de près, ne s'excuser de rien, se soutenir, se fortifier, s'épurer. Et c'est dans ce sentiment qu'elle arrivait à écrire, à cinquante-trois ans, ce mot d'une raison si haute et d'une grâce féminine si pénétrante, qui, sur un point fondamental, résume les doctrines exposées dans ce volume : " Je dis toujours que si je pouvais vivre deux cents ans, je deviendrais la plus admirable personne du monde. "”
“Elle sait que les femmes " ayant la permission d'être faibles, se servent sans scrupule de leur privilège " ; mais elle considère qu'après tout les hommes ne sont pas moins exposés pas leurs passions, et trouve même que leur vertu " est bien plus délicate encore et plus blonde que celle des femmes. " Elle a confiance, pour son sexe, dans la force de l'éducation. C'est à cette discipline qu'en revenaient volontiers les femmes de son temps, alors qu'après l'éclat d'une vie dissipée, elles entrevoyaient les ombres de la mort.”
“Elle sait que les femmes " ayant la permission d'être faibles, se servent sans scrupule de leur privilège " ; mais elle considère qu'après tout les hommes ne sont pas moins exposés pas leurs passions, et trouve même que leur vertu " est bien plus délicate encore et plus blonde que celle des femmes. " Elle a confiance, pour son sexe, dans la force de l'éducation. C'est à cette discipline qu'en revenaient volontiers les femmes de son temps, alors qu'après l'éclat d'une vie dissipée, elles entrevoyaient les ombres de la mort.”
“La fausse grandeur l'irritait. " Ah ! masques, je vous connais ! " s'écrie-t-elle, en voyant de certaines gens annoncés sous de grands noms. Les honneurs mêmes, les vrais honneurs la fatiguaient. Elle a hâte de quitter Vitré, où on l'accable, pour aller retrouver aux Rochers sa Mousse, sa chienne, son mail, Pilois, ses maçons, le repos de ses bois ; elle est affamée de jeûne et de silence ; elle aspire à revoir les allées qu'elle a tracées, les abris qu'elle a créés, la Solitaire, le Cloître. Ses réflexions l'entraînaient parfois selon le vent. Elle battait le pays, mais elle avait ses remises.”
“[...] à ceux qui ne comprennent pas La Fontaine, elle se borne à répondre : " On ne fait point entrer certains esprits durs et farouches dans le charme et dans la facilité des Fables ; cette porte leur est fermée et la mienne aussi. "”