“Ceux qui s'aiment aujourd'hui doivent mourir ensemble, s'ils veulent etre réunis. L'injustice sépare, la honte, la douleur, le mal qu'on fait aux autres, le crime séparent. Vivre est une torture puisque vivre sépare.”
“Les soins donnés, ou pour mieux dire les tortures imposées à des malades incurables, voire agonisants, revêtent des traits de grotesque macabre au sein de cette société athée, qui a peur de la mort comme nulle autre, et dans laquelle le mourir lui-même vous est gâché par les techniciens. Ce sont là des antichambres de l'Enfer. Il est des parvis plus lumineux.”
"Cette citation dénonce avec une virulence tragique la médicalisation excessive de la fin de vie dans les sociétés sécularisées. L'auteur voit dans les soins prodigués aux mourants une forme de torture grotesque, où la technique médicale, privée de sens transcendant, devient une parodie macabre de compassion. Le 'grotesque macabre' évoque un théâtre de l'horreur où la peur panique de la mort conduit à prolonger artificiellement une existence devenue souffrance. L'expression 'antichambres de l'Enfer' est particulièrement frappante : elle suggère que ces services de soins palliatifs ou de réanimation, loin d'être des lieux d'accompagnement, deviennent des espaces de damnation terrestre où l'on prive l'individu de sa dignité ultime. La mention finale des 'parvis plus lumineux' introduit une dimension spirituelle absente de cette approche purement technique, évoquant peut-être une mort acceptée, ritualisée, ou ouverte à une dimension transcendante."
La citation révèle une critique radicale du paradigme techno-médical moderne face à la mort. Son sens philosophique réside dans : 1) La dénonciation du déni de mort dans les sociétés athées, où l'absence de perspective transcendante transforme la mort en terreur absolue à combattre par tous les moyens techniques. 2) L'idée que la médicalisation extrême constitue une nouvelle forme de violence institutionnalisée, où le 'caring' devient torture sous couvert de bienveillance. 3) La perte de la 'bonne mort' (l'art de mourir) au profit d'une agonie prolongée et déshumanisée. 4) La suggestion implicite que seule une approche spirituelle ou existentielle de la mort peut préserver la dignité du mourant.
Cette citation reste d'une brûlante actualité face aux questions de fin de vie, d'euthanasie, et de l'acharnement thérapeutique. Elle résonne particulièrement dans les débats sur : 1) Les lois concernant la fin de vie dans de nombreux pays. 2) La réflexion sur la dignité dans les services de réanimation et de soins palliatifs. 3) Les interrogations éthiques face aux progrès médicaux permettant de prolonger artificiellement la vie. 4) La crise de sens dans les sociétés sécularisées confrontées à la mort. 5) Les mouvements pour une 'mort douce' et le droit à une fin de vie choisie. La pandémie de COVID-19 a encore accentué ces questions, mettant en lumière les conditions de mort isolée et hyper-médicalisée.
La surmédicalisation de la mort transforme les derniers instants en cauchemar technocratique, Dans notre peur collective de la mort, nous infligeons aux mourants une agonie prolongée et déshumanisante, Les unités de soins intensifs pour patients en fin de vie deviennent les vestibules d'un enfer terrestre, Une société sans transcendance fait de la mort un tabou et de l'agonie un spectacle médical grotesque, Privé de sens spirituel, l'accompagnement des mourants se réduit à une torture technicienne
“Ceux qui s'aiment aujourd'hui doivent mourir ensemble, s'ils veulent etre réunis. L'injustice sépare, la honte, la douleur, le mal qu'on fait aux autres, le crime séparent. Vivre est une torture puisque vivre sépare.”
“Il y a dans l'acte d'amour une grande ressemblance avec la torture ou avec une opération chirurgicale.”
“La torture et le meurtre sont des actes ignobles qui sapent la dignité humaine.”
“La torture est un crime contre l'humanité et n'a pas sa place dans une société civilisée.”
“La torture est une pratique cruelle et inhumaine qui ne peut pas être tolérée.”
“La volonté est aveugle, la douleur myope.”
“Les statistiques sont inventées pour les êtres bornés. Que signifie par exemple la question : " Quelle est votre couleur préférée ? " pour celui qui se sent bien dans le brouillard, ou que la palette, l'opale, l'arc-en-ciel, un soleil couchant à Manille enchantent ?”
“Où reste le destin, quand cinq mille individus naissent au même endroit et au même moment ?”
“Il est des temps de décadence, où s'efface la forme en laquelle notre vie profonde doit s'accomplir. Arrivés dans de telles époques, nous vacillons et trébuchons comme des êtres à qui manque l'équilibre. Nous tombons de la joie obscure à la douleur obscure, le sentiment d'un manque infini nous fait voir pleins d'attraits l'avenir et le passé. Nous vivons ainsi dans des temps écoulés ou dans des utopies lointaines, cependant que l'instant s'enfuit.”
“Dans nos rêves, les êtres ne nous apparaissent pas seulement sous leur forme historique, mais aussi avec leurs possiblités. Dans l'image onirique, nous ne concevons pas leur caractère empirique, mais leur caractère intelligible.”