“Force-les de bâtir ensemble une tour et tu les changeras en frères. Mais si tu veux qu'ils se haïssent, jette-leur du grain.”
“La force principale de la religion vient de ce qu'on la croit : la force des lois humaines de ce qu'on les craint.”
"Cette citation oppose deux fondements du pouvoir social : la croyance intériorisée pour la religion et la peur des conséquences pour les lois humaines. Elle suggère que l'efficacité des systèmes normatifs dépend de leur mécanisme d'adhésion : volontaire et intime pour le religieux, contraint et extérieur pour le juridique. La réflexion met en lumière comment les sociétés combinent ces deux ressorts - conviction et coercition - pour maintenir l'ordre et la cohésion."
La distinction révèle que l'autorité religieuse tire sa puissance de l'adhésion subjective et de la foi, tandis que l'autorité légale repose sur la menace de sanction. Philosophiquement, cela touche à la nature du consentement social, à la légitimité des institutions, et à la dialectique entre liberté intérieure et contrainte extérieure. Le sens caché pourrait être que les lois humaines, sans une dimension de croyance partagée, restent fragiles et purement répressives.
Cette distinction reste pertinente dans les sociétés contemporaines où coexistent pluralisme religieux et État de droit. Elle éclaire les tensions entre liberté de conscience et obligation légale, notamment sur des questions bioéthiques, de laïcité ou de désobéissance civile. À l'ère des démocraties, la question de fonder les lois sur un consensus éthique partagé plutôt que sur la seule coercition reste centrale.
La religion s'impose par la conviction, la loi par la contrainte, On observe la religion par foi, on respecte les lois par crainte, La puissance du sacré naît de la croyance, celle du juridique de la peur
“Force-les de bâtir ensemble une tour et tu les changeras en frères. Mais si tu veux qu'ils se haïssent, jette-leur du grain.”
“La volonté humaine est une force matérielle semblable à la vapeur.”
“Le monde romanesque n'est que la correction de ce monde-ci, suivant le désir profond de l'homme. Car il s'agit bien du même monde. La souffrance est la même, le mensonge et l'amour. Les héros ont notre langage, nos faiblesses, nos forces. Leur univers n'est ni plus beau ni plus édifiant que le nôtre. Mais eux, du moins, courent jusqu'au bout de leur destin et il n'est même jamais de si bouleversants héros que ceux qui vont jusqu'à l'extrémité de leur passion.”
“On conquiert à force de persévérance.”
“La folie a sa propre logique et le vrai fou se sait sain d'esprit : c'est ce qui fait sa force. Il a un avantage énorme sur les autres, pour qui l'équilibre mental est avant tout une affaire de consensus.”
“La justice humaine, qui ne voit que les actions, n'a qu'un pacte avec les hommes, qui est celui de l'innocence ; la justice divine, qui voit les pensées, en a deux, celui de l'innocence et celui du repentir.”
“Il n'y a point de plus cruelle tyrannie que celle qui l'on exerce à l'ombre des lois et avec les couleurs de la justice.”
“Quelle lâcheté de se sentir découragé du bonheur des autres et d'être accablé de leur fortune.”
“Je n'ai jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture n'ait dissipé.”
“"J'avoue que, depuis que je suis vengé, je ne me trouve pas plus heureux ; et je sens bien que l'espoir de la vengeance flatte plus que la vengeance même".”