“La vengeance est un plat qui se mange froid ? Qui est le crétin qui a décrété ça ? La vengeance se mange chaud, chaud à s'échauder la langue, les amygdales, les viscères, chaud à s'ébouillanter les tripe”
“L'eau est l'élément de la mort jeune et belle, de la mort fleurie, et, dans les drames de la vie et de la littérature, elle est l'élément de la mort sans orgueil ni vengeance, du suicide masochiste.”
"Cette citation de Gaston Bachelard, tirée de 'L'Eau et les Rêves', explore l'ambivalence symbolique de l'eau comme élément à la fois vital et mortifère. Elle révèle comment l'imaginaire collectif associe l'eau à une mort esthétisée, passive et mélancolique, distincte des morts violentes ou héroïques. L'eau devient le miroir liquide où se reflète notre fascination pour les fins douces, presque consenties, où le corps se dissout sans lutte spectaculaire."
L'eau symbolise ici l'inconscient, le retour à l'origine primordiale, et une forme de dissolution du moi qui refuse les drames de l'affirmation individuelle. Philosophiquement, elle évoque le désir d'effacement sans confrontation, une mort qui serait absorption plutôt que destruction. C'est l'élément du renoncement à la volonté, opposé au feu de la passion ou à la terre de la permanence.
Cette réflexion reste pertinente dans notre rapport contemporain à la mort, notamment à travers la médiatisation de certains suicides et leur esthétisation dans les arts. Elle interroge aussi notre fascination culturelle pour les 'belles morts' et la romantisation de la mélancolie. Dans le contexte écologique, l'eau comme élément menaçant (montées des eaux, inondations) redonne une actualité à son pouvoir mortifère.
L'onde offre une fin gracieuse, une dissolution poétique où l'orgueil se noie, La mort aquatique est une disparition douce, un effacement sans combat, Les eaux accueillent les trépas juvéniles, les départs fleuris sans violence spectaculaire, Se perdre dans l'élément liquide, c'est choisir l'oubli plutôt que la confrontation
“La vengeance est un plat qui se mange froid ? Qui est le crétin qui a décrété ça ? La vengeance se mange chaud, chaud à s'échauder la langue, les amygdales, les viscères, chaud à s'ébouillanter les tripe”
“Qui sème la haine récolte la violence, la vengeance, la mort…”
“La vengeance est boiteuse, elle vient à pas lents mais elle vient.”
“Quand il s'agit d'offenser un homme, il faut le faire de telle manière qu'on ne puisse redouter sa vengeance.”
“La vengeance est un acte de faiblesse, non de force.”
“Toute nouvelle vérité naît malgré l'évidence.”
“Un récit qui utiliserait sans foi la tradition serait une bien pauvre parodie.”
“L'attention est une série de commencements, elle est faite des renaissances de l'esprit.”
“La poésie totale, la poésie parfaite, dit Hugo von Hofmannsthal, " c'est le corps d'un elfe, transparent comme l'air, le messager vigilant qui porte à travers les airs une parole magique : en passant il s'empare du mystère de nuages, des étoiles, des cimes, des vents ; il transmet la formule magique fidèlement, mêlée cependant aux voix mystérieuses des nuages, des étoiles, des cimes et des vents ". Le messager ne fait plus qu'un avec le message. Le monde intime du poète rivalise avec l'univers.”
“Qu'est-ce que le vin ? C'est un corps vivant où se tiennent en équilibre les "esprits" les plus divers, les esprits volants et les esprits pondérés, conjonction d'un ciel et d'un terroir.”